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Industrie du bois : les espoirs de relance se concrétisent

Réserve de bois (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie forestière profite en ce moment d'une embellie rarement vue au cours des dernières années sur le marché du bois.

En septembre dernier, les exportations québécoises de bois d'œuvre s'élevaient à plus de 590 millions de dollars. Selon l'institut de la statistique du Québec, les industriels du sciage ont exporté 50 % plus de bois dans les six premiers mois de 2013 que dans toute l'année 2012.

Des spécialistes y voient les signes d'une relance longtemps espérée.

Un dollar à la baisse, des prix à la hausse et une relance de l'économie américaine, toutes les conditions d'une reprise de l'industrie forestière sont en train de se mettre en place, selon André Trembay président et directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec.  « Ce qui est intéressant, c'est que les fondamentaux sont là. Il y a de la demande, aux États-Unis, le chômage baisse, le nombre d'emplois créé augmente », commente M. Tremblay. 

C'est aussi la relance de la construction aux États-Unis où on calcule 1 million de mises en chantier au cours des derniers mois. En comparaison, c'était par année la moitié  moins entre 2006 et 2010.  « La démographie, explique André Tremblay, fait en sorte que les gens vont reprendre confiance en l'économie, les gens vont vouloir se construire des maisons et toutes celles qu'on n'a pas construites au cours des cinq, six ans, on va les construire dans les prochaines années. »

Le professeur et chercheur en foresterie, Luc Bouthillier, voit aussi des signes de reprise. « Cette fois-ci, c'est la bonne Ça fait 18 mois qu'on est en progression, mais c'est une progression lente », relève M. Bouthillier.

 Les groupes de sciage de la région ont été aux premières loges des années noires de l'industrie forestière. Par exemple le nombre d'usines du groupe GDS qui opère tant au Bas-Saint-Laurent qu'en Gaspésie est passé de 15 à 5 et le nombre d'employés a diminué de moitié durant la crise.   

Est-ce qu'on peut leur permettre maintenant d'espérer? André Tremblay croit que oui, même s'il s'accorde aussi pour dire que ce sera lent.  « Le fameux super cycle, dit-il, qu'on promettait, je pense qu'on est en train d'entrer dedans. Je ne sais pas, mais ce sera un cycle plus intéressant que ce que nous avons vécu au cours des dernières années. »

Les analystes s'entendent pour dire que l'industrie a toutefois du pain sur la planche pour améliorer ses performances.  Le coût de la fibre demeure, entre autres, trop élevé et les usines doivent être modernisées.   

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