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Forage aux Îles : Gastem reste, mais Québec montre les dents

Îles-de-la-Madeleine

Îles-de-la-Madeleine

Photo : Luc Tremblay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Gastem croit toujours en l'exploitation du gaz naturel malgré les mises en garde du rapport du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) sur la protection des sources d'eau potable aux Îles-de-la-Madeleine.

Dans un rapport de plus de 200 pages, le BAPE suggère notamment de forcer les compagnies qui veulent forer le sol des Îles à prouver qu'il n'y a aucun risque de contamination pour la nappe phréatique. Le rapport recommande même « un effet environnemental nul ».

Le président de Gastem, Raymond Savoie, avoue que cette exigence sera difficile à démontrer même s'il soutient que les projets d'exploration de son entreprise se rapprochent du risque zéro. « Le risque zéro, poursuit-il, c'est impossible comme vous le savez, mais on est très proche du zéro avec les sites proposés par les spécialistes en hydrogéologie. »

L'homme d'affaires et ex-ministre croit que les craintes sur la contamination de la nappe phréatique sont exagérées.

Raymond Savoie, maintient que les Îles ne peuvent pas se passer du gaz naturel. Son entreprise, ajoute-t-il, n'a pas l'intention de quitter l'archipel. Du même souffle, il admet toutefois « que la pente sera difficile à remonter ».

Un réglement seulement pour les Îles?

La décision d'autoriser Gastem à poursuivre ses activités malgré les risques de contamination de la nappe phréatique, l'unique source d'approvisionnement en eau potable des Madelinots, appartient au ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet.  « Nous sommes conscients de la nécessité de protéger une source d'eau aussi essentielle à la vie quotidienne des Madelinots », a indiqué par courriel le Cabinet du ministre, mercredi.  

Québec a promis d'adopter un règlement sur la protection des sources d'eau potable. La concrétisation de cette promesse se fait toujours attendre.   Yves-François Blanchet précise que si sa réglementation ne va pas assez loin pour protéger les sources aquifères des Îles, il se dit prêt à accorder une protection particulière pour l'archipel.   

Le ministère analyse présentement les options dans ce dossier.  

Demande de moratoire

Le groupe Énergie alternative, à l'origine de la mobilisation contre les campagnes de forage de Gastem aux Îles, réclame pour sa part un moratoire permanent sur l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures aux Îles. 

Nous demandons qu'un moratoire permanent soit déclaré sur le territoire des Îles de la Madeleine et que le règlement municipal qui protège nos sources d'eau potable soit reconnu par le gouvernement et appliqué à l'archipel en vertu de son statut d'exception.

Une citation de :- Natalia Porowska du groupe citoyen Énergie alternative

« Est-ce que je me rendrai à un moratoire complet et permanent, je ne peux pas vous dire ça maintenant », ajoute Yves-François Blanchet. 

Selon Natalia Porowska, avec la remise du rapport du BAPE, les preuves ne sont plus à faire au sujet de notre vulnérabilité environnementale et du risque que représente l'industrie gazière sur l'archipel.

 

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