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Poignée de main historique entre Barack Obama et Raul Castro

Poignée de main historique entre Barack Obama et Raul Castro.

Photo : La Presse canadienne / Uncredited

Radio-Canada

Moment unique lors de la cérémonie en hommage à Nelson Mandela : le président des États-Unis, Barack Obama, a serré la main de son homologue cubain, Raul Castro, en se rendant vers le podium du stade de Johannesburg pour prononcer son discours

M. Castro a souri lors de la poignée de main et les deux hommes ont échangé quelques mots.

Ce geste est sans précédent entre les dirigeants de deux pays dont les relations sont tendues depuis plus d'un demi-siècle. Depuis 1962, les États-Unis imposent un embargo économique à l'île communiste.

En 2000, le président américain Bill Clinton avait aussi serré la main de Fidel Castro, alors président de Cuba, mais lors d'une rencontre privée.

La poignée de main Castro-Obama n'était « pas planifiée », a par la suite indiqué la Maison-Blanche, ajoutant qu'ils avaient seulement échangé des salutations d'usages sans discuter davantage.

Ce faisant, Obama montre cependant une nouvelle fois des signes d'ouverture et sa volonté de se rapprocher des ennemis des États-Unis, a indiqué un responsable américain à l'AFP.

Dès le début de son premier mandat, le président américain a déjà souhaité « un nouveau départ » avec Cuba, estimant que les deux pays peuvent amorcer une nouvelle ère.

Des républicains outrés, les Cubains de Floride divisés

Le geste de Barack Obama a suscité de vives réactions parmi les conservateurs américains et divisé la communauté cubaine exilée à Miami.

« Pourquoi serrer la main d'un homme qui emprisonne des Américains? » a demandé le sénateur républicain John McCain avant d'ajouter : « Neville Chamberlain a serré la main d'Hitler », en référence au premier ministre britannique d'avant la Seconde Guerre mondiale.

Marco Rubio, sénateur républicain d'origine cubaine et l'un des plus fervents partisans de l'embargo américain contre Cuba, en a rajouté : « si le président voulait serrer sa main, il aurait dû lui parler de ces libertés fondamentales auxquelles Mandela était associé et qui n'existent pas à Cuba ».

Sa collègue, la représentante Ileana Ros-Lehtinen, a déclaré : « quand le chef du monde libre serre la main sanglante d'un dictateur impitoyable comme Raul Castro, cela devient un coup de propagande pour le tyran ».

La réaction la communauté cubaine installée aux États-Unis est mitigée. Certains y voient une simple formalité diplomatique alors que d'autres pensent qu'il s'agit d'un signe d'approbation du régime communiste.

Pour Ramon Saul Sanchez, président du parti Mouvement démocratique, le fait que cette poignée de main ait été échangée en cette Journée internationale des droits de la personne, aggrave la symbolique.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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