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Pôle Nord : Ottawa défend ses droits territoriaux devant l'ONU

Le minstre canadien des Affaires étrangères, John Baird, devant la Commission des limites du plateau continental (CLPC) des Nations unies
Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, devant la Commission des limites du plateau continental (CLPC) des Nations unies Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Dans le but de faire valoir ses droits territoriaux sur le pôle Nord, le Canada a déposé, lundi, aux Nations unies, sa proposition à l'égard du plateau continental qui est situé dans une zone immense de l'océan Atlantique.

Du même souffle, Ottawa a aussi déposé devant une commission spéciale de l'ONU des informations préliminaires au sujet des limites extérieures de son plateau continental, cette fois dans l'océan Arctique.

Le Canada préparait son dossier depuis une décennie. « Cette demande concernant l'océan Atlantique est un pas important vers la concrétisation de notre priorité : obtenir la reconnaissance internationale de notre plateau continental dans toute son étendue », a déclaré le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird. 

Ce dépôt s'inscrit dans le cadre de la procédure prévue à la Convention sur le droit de la mer. Le Canada, qui a ratifié cette convention, avait jusqu'à vendredi pour présenter ses arguments sur la souveraineté du pôle Nord.

Dans cette quête de limites territoriales, le Canada n'est pas seul : la Russie et, dans une moindre mesure, le Danemark convoitent aussi le pôle Nord. En 2002, la Commission des limites du plateau continental (CLPC) des Nations unies avait rejeté les prétentions de la Russie en raison de la faiblesse de l'argumentaire scientifique développé par Moscou. La Russie doit donc de nouveau présenter son dossier. De son côté, le Danemark dispose encore d'un an pour le faire. 

Pour Ottawa, la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique constitue un cheval de bataille.« Le Nord est un élément essentiel de l'héritage collectif et de l'avenir du Canada, », a déclaré Leona Aglukkaq, ministre de l'Environnement, de l'Agence canadienne de développement économique du Nord et du Conseil de l'Arctique.

Avec les informations de Agence France-Presse

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