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Des élèves manitobains découvrent le codage informatique

Des étudiants

Photo : iStockphoto

Ralph-Bonet Sanon

Des milliers d'élèves manitobains s'initieront bientôt au langage informatique lors de l'événement nord-américain « Hour of Code ». Une professeure espère attirer particulièrement les filles dans ce domaine.

Des dizaines d'écoles ont indiqué qu'elles prendraient part à l'événement Hour of Code (« Une heure de codage »), au cours de la Semaine de l'apprentissage de l'informatique, de lundi à dimanche. L'événement doit servir à démystifier un langage méconnu qui est pourtant à l'origine de nombreux outils que les jeunes utilisent tous les jours, qu'il s'agisse de systèmes d'exploitation comme Windows, de médias sociaux comme Facebook, d'applications mobiles ou de logiciels.

Des personnalités connues, comme les fondateurs de Windows et de Facebook, les millionnaires Bill Gates et Mark Zuckerberg, font pression pour que plus d'écoles offrent des cours en programmation informatique. Ces illustres informaticiens ainsi que l'organisme qui organise l'événement, Code.org, évoquent une pénurie de professionnels dans le domaine d'ici 2020. Selon Mark Zuckerberg, le langage informatique fait tellement partie de la vie quotidienne que dans un futur proche, les élèves l'apprendront comme ils apprennent l'alphabet.

Recruter des programmeuses

La professeure au Département d'informatique de l'Université du Manitoba Christina Penner accorde une entrevue à son bureau le 8 décembre 2013.

Photo : Radio-Canada

Professeure d'informatique à l'Université du Manitoba, Christina Penner est aussi en faveur de l'initiation hâtive des enfants au langage informatique. « Si l'on n'introduit pas la programmation aux enfants en bas âge, ils n'y seront jamais initiés, surtout si nous voulons que les femmes deviennent des programmeuses, et il y en a très peu en ce moment », dit-elle.

Mme Penner raconte qu'il n'est pas rare, lorsqu'elle enseigne à des groupes de troisième année du baccalauréat en informatique, qu'elle soit la seule femme dans ses classes. « Une statistique qui me vient en tête, qui n'est pas scientifique, mais éloquente, c'est qu'il y a quelques années, dans notre programme, il y avait plus de Michael que de femmes », lance-t-elle.

Après 13 ans au sein du Département de science informatique de l'Université, la professeure soutient que ce domaine d'études offre des carrières prometteuses. « Nos diplômés décrochent des emplois formidables », fait-elle valoir. « Nombre d'entre eux font plus d'argent que leurs professeurs. »

Manitoba

Éducation