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Les soignants des CHSLD victimes de violence au travail

CHSLD

Les soignants de centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de l'Abitibi-Témiscamingue sont victimes de violence et de stress au travail.  Ce sont les conclusions de la chercheuse au doctorat Isabelle Lacharme, dont l'étude a été publiée vendredi.

Le message de la chercheuse est clair : il est urgent d'agir.  Pendant ses recherches, Isabelle Lacharme a observé que parfois, les patients des CHSLD crachent, griffent, mordent ou font des touchers à caractère sexuel aux soignants. « Le tableau est assez noir », dit-elle.

Ces conditions affectent la santé physique et mentale des soignants et menacent la profession : « Il y aura de moins en moins de soignants, parce qu'ils sont épuisés, parce qu'il n'y a pas de relève », conclut Isabelle Lacharme.  Pour la chercheuse, les niveaux de stress, de fatigue et d'épuisement professionnel sont alarmants.

Pour Paul-André Clermont, préposé aux bénéficiaires depuis 30 ans et vice-président de la section locale du syndicat canadien de la fonction publique, cette clientèle difficile fait partie du métier.  « On fait affaire avec des gens qui sont malades. En faisant de l'intervention souvent, il y a des risques associés à ça », souligne-t-il.

Au Centre de santé et des services sociaux de Rouyn-Noranda, selon le directeur des Ressources humaines, François Tousignant, le portrait n'est pas aussi sombre que le présente Isabelle Lacharme dans son étude.  « On ne perçoit pas de grande détresse », affirme-t-il.

Il soutient qu'il y a une diminution des absences au sein du personnel de son établissement depuis 2012 et estime que plusieurs mesures ont été mises en place pour prévenir l'épuisement des employés.« Il y a des boîtes à suggestions qui sont disponibles, il y a des comités de travail et on encourage aussi les gestionnaires à rencontrer leur équipe sur une base régulière », explique François Tousignant.

Abitibi–Témiscamingue

Psychologie