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Rencontre de l'OSCE à Kiev et appui occidental aux manifestants

La rencontre de l’OCDE avait été planifiée bien avant le début des manifestations.

La rencontre de l’OCDE avait été planifiée bien avant le début des manifestations.

Photo : AFP / SERGEI SUPINSKY

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les diplomates américains et européens ont officiellement manifesté jeudi leur soutien à l'opposition ukrainienne qui bat le pavé à Kiev depuis que le gouvernement ukrainien a décidé de tourner le dos à l'Europe au profit de la Russie.

Réunis dans la capitale ukrainienne pour une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les États-Unis et les Européens ont demandé aux dirigeants ukrainiens d'écouter les manifestants.

La secrétaire d'État adjointe des États-Unis, Victoria Nuland, a déclaré qu'il était temps pour l'Ukraine de répondre aux aspirations de son peuple, avant d'ajouter que la démocratie et la primauté du droit doivent être respectées.

Le ministre britannique pour l'Europe, David Liddington, a plaidé pour le droit des citoyens à se rassembler pacifiquement avant de prévenir que tous les yeux de la planète sont tournés vers l'Ukraine.

La veille, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, de passage à Kiev, a dit que le Canada entend aider l'Ukraine à s'engager sur la voie de la démocratie en dépit de son rapprochement avec la Russie et des récentes violences.

M. Baird a fait état de l'envoi d'observateurs pour les élections partielles en Ukraine prévues le mois prochain.

« L'UE reste ouverte » à la signature d'un accord d'association avec l'Ukraine, a rappelé la représentante de l'Union européenne. Helga Schmid a également souligné que cette intégration ne se ferait pas au détriment de la Russie.

Moins conciliant, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a ouvertement dénoncé les menaces et pressions économiques exercées par la Russie sur l'Ukraine pour l'éloigner de l'Union européenne.

Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a qualifié l'attitude de l'Occident d'« hystérique ».

Mercredi, l'opposition ukrainienne a également reçu le soutien des trois anciens présidents du pays. Ils ont tous pris le parti des manifestants partisans de l'Europe.

Le premier ministre tente de calmer le jeu

Le premier ministre Mikola Azarov a tenté de minimiser la portée de ces manifestations en déclarant qu'elles sont entièrement normales dans un pays où la démocratie n'en est encore qu'à ses premiers pas.

Alors que le président Viktor Ianoukovitch est en déplacement en Chine, le gouvernement ukrainien ne semble pas vouloir lâcher du lest.
Des dizaines d'arrestations ont été effectuées jeudi.

La police ukrainienne a donné cinq jours aux manifestants pour quitter les bâtiments qu'ils occupent.

Le premier ministre Mikola Azarov a menacé de couper le financement fédéral dont profitent certaines villes de l'ouest du pays et qui se sont déjà déclarées favorables à l'Union européenne.

Rappelons que le gouvernement ukrainien a suspendu en novembre les négociations en vue d'un accord d'association et de libre-échange avec l'Union européenne et annoncé la relance d'un « dialogue actif » avec la Russie.

Des manifestants ont assiégé l'édifice dans lequel se tenait une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants ont assiégé l'édifice dans lequel se tenait une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Photo : AFP / SERGEI SUPINSKY

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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