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La Défense nationale s'inquiète de la santé mentale des vétérans

Le chef d'état-major des Forces canadiennes, Tom Lawson

Le chef d'état-major des Forces canadiennes, Tom Lawson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une rare intervention publique, le chef d’État-major de la Défense, le général Tom Lawson, s’est prononcé mercredi sur la santé mentale au sein des effectifs de l’armée dans la foulée d’une vague de suicides présumés.

« Cette réalité nous touche durement », a admis le général Lawson dans un enregistrement vidéo mis en ligne sur le site des Forces canadiennes.

S’adressant directement à ceux qui luttent contre la maladie mentale au sein des rangs de l’armée, le général leur demande de ne pas attendre « avant de recourir aux services de soutien et aux soins. Si vous avez des pensées suicidaires, vous pouvez obtenir de l’aide sur-le-champ en composant le 911 », a-t-il déclaré.

Les tabous liés à la santé mentale doivent cesser.

Le général Tom Lawson, chef d’État-major de la Défense

« De soldat à général, de recrue à retraité, nous sommes une équipe et nous nous soutenons les uns les autres », a conclu M. Lawson.

Sur le site Internet de la Défense nationale, on pouvait lire qu’il n'y a pas d'augmentation importante des taux de suicide parmi les militaires, selon le rapport du médecin en chef de l'armée.

Le même rapport indique également que ces taux « sont plus bas que ceux de la population canadienne lorsqu'ils sont normalisés selon l'âge ».

Roméo Dallaire outré, l'opposition critique

Le sénateur libéral Roméo Dallaire, ancien général des Forces canadiennes, a vivement réagi, reprochant au médecin-chef de l'armée de ne pas reconnaître de lien entre les cas de suicides présumés parmi les militaires et leur déploiement outre-mer.

En entrevue à l’émission 24/60, M. Dallaire s’est dit « incroyablement déçu » et a qualifié les propos du médecin en chef de l’armée d’« absurdes ».

L’opposition politique n’a pas manqué de déplorer le peu de soutien pour les anciens soldats, notamment en matière de santé mentale.

Nous n'en faisons pas assez pour protéger les vétérans et leur famille qui reviennent et se trouvent en situation de difficulté.

Justin Trudeau, chef du parti libéral

Thomas Mulcair, le chef de l'opposition néo-démocrate, s’est montré très critique à l’endroit du gouvernement conservateur, lui demandant de faire davantage pour ses militaires et ses anciens combattants que de simplement les utiliser pour faire sa publicité.

Il a invité le ministère de la Défense nationale à embaucher rapidement davantage de psychologues et de psychiatres, en plus de revenir sur la décision de fermer les bureaux de services aux anciens combattants.

Le ministre Rob Nicholson a indiqué que le gouvernement avait doublé le nombre de professionnels de la santé. Il a laissé entendre qu’une part de la responsabilité incombait à ceux qui en ont besoin. « Le suicide est une tragédie et nous avons tous un rôle à jouer afin de tendre la main vers ceux qui sont en détresse et les encourager à chercher de l'aide », a-t-il ajouté.

L'ombudsman des vétérans, Guy Parent, a estimé que la méconnaissance des programmes de transition offerts aux vétérans serait l'une des causes de cette détresse.

Avec les informations de La Presse canadienne

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