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Au tour du commissaire à l'éthique d'exonérer Alison Redford

Alison Redford, première ministre de l'Alberta

Alison Redford, première ministre de l'Alberta

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le commissaire à l'éthique de l'Alberta, Neil Wilkinson, conclut que la première ministre Alison Redford ne s'est pas placée en conflit d'intérêts dans l'embauche de la firme d'avocats de son ex-mari, Robert Hawks, pour représenter la province dans une poursuite de 10 milliards de dollars intentée en 2010 contre l'industrie du tabac.

M. Wilkinson a enquêté à la demande du chef du Parti libéral de l'Alberta, Raj Sherman, et de la chef du Wildrose, Danielle Smith. Les deux leaders lui avaient demandé d'examiner si des relations personnelles et des intérêts partisans n'avaient pas été à l'origine de l'octroi du contrat, en 2011, à la firme Jensen Shawa Solomon Duguid Hawkes LLP (JSS Barristers).

Alison Redford avait piloté ce processus en qualité de ministre de la Justice sous le gouvernement Stelmach. La décision a cependant été annoncée par son successeur, Verlyn Oleson, qui a signé le contrat.

Le commissaire à l'éthique estime que le rôle de Mme Redford dans cette affaire a entièrement été lié à l'exercice de ses fonctions en qualité de ministre de la Justice et pour l'intérêt public. Il ajoute qu'elle n'a contrevenu à aucune clause de la Loi albertaine en matière de conflit d'intérêts et n'encourt, par conséquent, aucune sanction ni aucune amende.

Neil Wilkinson souligne par ailleurs que son enquête coûteuse aurait pu être évitée si les députés inquiets avaient demandé l'aide de son bureau par rapport à ce genre de dossier.

Le 3 décembre 2012, le président de l'Assemblée législative, Gene Zwozdesky, a également exonéré la première ministre relativement à cette affaire. Dans sa décision, en réponse à l'opposition, M. Zwozdesky a affirmé qu'il n'y a eu ni mensonge ni intentions mensongères de la part de Mme Redford.

Réactions

Dans un communiqué, la première ministre se réjouit des conclusions du commissaire à l'éthique. « Quand l'opposition a mis de l'avant des allégations non fondées qui mettaient en doute mon intégrité, j'étais contente que le commissaire à l'éthique – un fonctionnaire indépendant de l'Assemblée législative – décide d'enquêter », écrit Mme Redford.

Elle invite à son tour les députés à lire attentivement le rapport de Neil Wilkinson pour éviter à l'avenir des enquêtes inutiles qui prennent du temps et coûtent cher aux contribuables.

De son côté, la chef du Wildrose, Danielle Smith, juge troublant que le commissaire n'ait pas trouvé de conflit d'intérêts dans les agissements de la première ministre. « Le fait que N. Wilkinson ait souligné qu'Alison Redford a été impliquée dans la décision de donner le contrat signifie très clairement qu'elle a induit les Albertains en erreur en soutenant vigoureusement n'avoir pas participé à cette décision », écrit la chef de l'opposition officielle dans un communiqué.

Danielle Smith, qui critique par ailleurs le commissaire à l'éthique d'avoir lancé des attaques personnelles contre l'opposition, doute de son impartialité. Selon elle, Neil Wilkinson a perdu sa crédibilité et ne mérite plus la confiance des députés.

Le Wildrose promet de déposer le plus tôt possible une motion demandant à l'Assemblée législative de relever M. Wilkinson de ses fonctions.

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