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ISON bel et bien disparue

La comète ISON
Radio-Canada

Fin de l'espoir d'un spectacle céleste dans le temps des fêtes. Si certaines observations laissaient à penser qu'un fragment du noyau de la comète ISON avait survécu à son rendez-vous avec le Soleil, les plus récentes images ne portent aucunement à confusion : il ne reste de l'astre qu'un nuage de débris.

ISON était un gros bloc de glace et de roches, qui s'est approché à 1,17 million de kilomètres de la surface du Soleil jeudi dernier, subissant des températures de 2700 degrés et perdant 3 millions de tonnes par seconde.

Bien que le moment précis de la fin d'ISON reste incertain, il semble bien qu'elle n'existe plus.

Alex Young, NASA

Si la comète avait survécu, les amateurs auraient pu l'observer à l'oeil nu au moment de Noël lorsqu'elle aurait croisé au plus près notre planète.

Image de la comète captée par l'équipage de la SSI le 23 novembre dernier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image de la comète captée par l'équipage de la SSI le 23 novembre dernier.

Photo : NASA

Les images transmises par des satellites d'observation solaire américain et européen ont montré une luminosité accrue de la comète alors qu'elle s'approchait du Soleil, qui a atteint une intensité lumineuse maximum environ douze heures avant de passer au point le plus proche de la surface solaire, le périhélie.

Puis, sa luminosité a rapidement diminué dans les deux heures suivantes.

Les astrophysiciens estiment que la comète a cessé de produire de la poussière environ trois heures avant sa périhélie, ce qui a correspondu à la fragmentation de son noyau.

Selon eux, la comète a été détruite par deux éléments :

  • l'intensité des radiations
  • la gravité du Soleil

La plus grande partie de sa glace, qui tenait ensemble les éléments de son noyau, a ensuite fondu comme neige au soleil.

La fragmentation aurait commencé au moment où la luminosité d'ISON était au maximum.

Après son passage, certains astronomes estimaient toutefois qu'un très petit morceau du noyau et des débris avaient survécu au périhélie.

À partir du 30 novembre, aucun signe visible de noyau n'a été observé, seulement un nuage diffus de poussières.

La grande majorité des astronomes avaient prédit qu'ISON ne survivrait pas à ce survol rapproché du Soleil.

Au départ, le noyau de la comète ISON mesurait de 1 à 4 kilomètres de diamètre.

Le saviez-vous?

  • La comète a été découverte en septembre 2012 par les astronomes russes Vitali Nevski et Artyom Novichonok.
  • Elle porte le nom du programme de surveillance du ciel de ses découvreurs, l'International Scientific Optical Network, qui regroupe des observatoires dans 10 pays.
  • Selon les mesures prises par le télescope Hubble, la tête de la comète faisait 1,2 fois la taille de l'Australie. Quant à sa queue, on estime qu'elle s'étendait sur 92 000 kilomètres, soit plus de deux fois la circonférence de la Terre.
  • La dernière « comète du siècle » s'était avérée bien décevante en 1973.

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