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Les survivantes : l'évêque de Gaspé apporte des nuances

Marie-Paule McInnis à l'émission Tout le monde en parle

Marie-Paule McInnis à l'émission Tout le monde en parle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'évêque de Gaspé tient à nuancer l'intervention de Marie-Paule McInnis, dimanche soir, à l'émission Tout le monde en parle.

Mme McInnis était sur le plateau pour la promotion du documentaire Les survivantes, qui raconte l'épreuve de six femmes, dont les enfants ont été assassinés par leur ex-conjoint. Marie-Paule McInnis a notamment affirmé que les corps de ses deux fils, enterrés aux côtés de leur père, appartiennent à l'Église et que c'est l'évêque de Gaspé qui peut autoriser l'exhumation.

L'entrevue émotive avec les femmes endeuillées du documentaire Les survivantes sur le plateau de Tout le monde en parle a fait beaucoup réagir dans les médias sociaux.

Particulièrement l'intervention de Marie-Paule McInnis, dont l'exhumation de ses deux fils enterrés près de leur père, à Port-Daniel-Gascons, a été refusée à deux reprises par le Diocèse de Gaspé. « Les corps appartiennent à l'Église. [...] Même si j'allais à la loi, il faut absolument que l'évêque me donne la permission ou sinon l'unanimité des deux familles », a-t-elle déclaré sur le plateau.

L'évêque de Gaspé, Jean GagnonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'évêque de Gaspé, Jean Gagnon

L'évêque de Gaspé, Jean Gagnon, tient à apporter certaines nuances. La première : les dépouilles n'appartiennent pas à l'Église, même si elles sont enterrées dans le cimetière qui est propriété de la fabrique. « Écoutez, ils sont dans un cimetière catholique. C'est une façon de parler, mais comme je vous dis, c'est régi par une loi civile. Les corps sont en terre et on n'a pas le droit d'exhumer, à moins d'un jugement », a-t-il fait valoir.

Reste que l'autorisation du Diocèse est un passage obligé dans le processus régulier d'exhumation, avant de présenter une demande formelle à un juge de la Cour supérieure du Québec. Et l'évêque de Gaspé maintient une condition. « Ce qui est délicat, c'est que ces deux enfants-là sont inhumés dans un lot qui ne lui appartient pas, qui appartient à une autre famille. Donc je trouvais très important qu'il y ait tout d'abord accord entre les deux familles, tout au moins une certaine entente pour que je puisse ensuite signer le papier », a-t-il déclaré.

Marie-Paule McInnis préfère ne pas réagir publiquement aux propos de l'évêque de Gaspé.

Réaction de la famille de Jules Langlois

Claire Langlois, la soeur de Jules Langlois, le père des enfants, affirme que Marie-Paule McInnis n'a jamais demandé de permission à la famille Langlois pour faire exhumer les corps des enfants. « Il n'y a jamais, jamais eu depuis 17 ans une seule demande à un membre de la famille pour mettre les enfants ailleurs », déclare Mme Langlois.

Elle ajoute même que Marie-Paule McInnis a donné son consentement, entre la mort des enfants et leur inhumation, pour qu'ils soient enterrés avec Jules Langlois.

Claire Langlois précise que des documents légaux datant de 1999 démontrent que trois ans après le drame, Mme McInnis n'exigeait toujours pas l'exhumation de ses enfants.

Ces mêmes documents, qui font état d'une entente entre les avocats de Mme McInnis et de la famille Langlois, révèlent également que la mère pouvait ajouter deux plaques sur lesquelles elle a écrit un message à ses fils.  « Automatiquement, en voulant mettre des plaques elle acceptait que les enfants soient là », soutient Mme Langlois.

Claire Langlois affirme que si Marie-Paule McInnis avait fait sa demande elle-même autrefois, sa famille y aurait sûrement accédé.

Depuis, les sorties médiatiques de Mme McInnis et la description de la famille de son ex-conjoint dans le livre La Survivante ont profondément blessé les Langlois « Qu'elle dise la vérité, y compris avant qu'elle rencontre mon frère, qu'elle fasse un démenti, et qu'elle donne les vraies raisons et on dira oui », lance Claire Langois.

Claire Langlois précise que la famille n'a jamais cautionné les gestes du père.

Marie-Paule McInnis nous a dit qu'elle ne répondrait à aucune question au sujet de l'exhumation du corps de ses deux fils, mais elle affirme n'avoir qu'un seul souhait : que la famille Langlois accepte l'exhumation.

D'après les reportages de Julie Tremblay et Martin Toulgouat

 

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