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Un comité propose de hausser le salaire des députés

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un comité indépendant propose un réaménagement de la rémunération des élus. Le salaire annuel serait majoré, mais le régime de retraite serait revu à la baisse. Cette réforme se ferait à coût nul pour les contribuables.

Un comité indépendant propose un réaménagement de la rémunération des élus. Le salaire annuel serait majoré, mais le régime de retraite serait revu à la baisse. Cette réforme se ferait à coût nul pour les contribuables.

« Les députés ont déclaré... et on peut les croire... qu'ils font entre 60 et 75 heures par semaine », dit François Côté, ex-secrétaire général à l'Assemblée nationale.

Selon la circonscription, le salaire de base des élus n'est pas assez élevé, selon le comité. Pour les députés, on recommande de le faire passer de 118 000 $ à 136 000 $. Chez les ministres, il passerait de 154 000 $ à 218 000 $. Le salaire de la première ministre bondirait de 181 000 $ à 272 000 $.

« En fait, si on regarde le montant proposé pour le premier ministre dans le privé, ce serait deux millions », dit la juge à la retraite Claire L'heureux-Dubé, qui préside le comité. 

Le rapport propose de meilleurs salaires, mais des sacrifices quant au régime de retraite. La contribution des futurs députés doublerait, et la rente maximale à la retraite chuterait de 100 % à 70 % du salaire. Il faut dire que le régime des députés est hors norme.

« Il n'y a pas d'équivalent nulle part. C'est une Cadillac, même une Ferrari », dit François Côté. 

Autre resserrement proposé : abolir l'allocation de départ pour les députés qui partent en cours de mandat. Cette allocation a été décriée par plusieurs récemment, lorsque le libéral Emmanuel Dubourg a quitté la politique provincial, neuf mois après son élection, pour se lancer au fédéral, comme successeur à Denis Coderre. 

Une question délicate

La majorité des députés sont d'accord avec les augmentations salariales en dépit du contexte économique actuel, qui rend la mesure délicate. Le gouvernement a annoncé, jeudi, le report de l'atteinte de l'équilibre budgétaire de deux ans. Le gouvernement enregistrera un déficit de 2,5 milliards de dollars pour l'exercice financier en cours.

« C'est plus équilibré et c'est juste par rapport à l'augmentation du travail », a déclaré le doyen de l'Assemblée nationale, François Gendron. « Au fil des dernières années, toutes les statistiques prouvent que les parlementaires doivent travailler davantage, plus d'heures. »

« C'est pas mal plus cher que ce que je gagnais avant d'entrer en politique. »

— Une citation de  Le député péquiste de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Daniel Breton

« Quand je me suis lancée en politique, j'ai accepté d'avoir le salaire [d'un député] », a pour sa part déclaré l'ancien ministre de la Santé, Yves Bolduc.

La députée de la Coalition avenir Québec Nathalie Roy dénonce les conclusions de ce rapport. « Je trouve que toute augmentation dans le contexte économique actuel [...], est inappropriée », déplore Mme Roy. « Vraiment, il y a autre chose à faire. Il faut régler nos problèmes avant d'avoir quelque augmentation que ce soit. »

Les députés sont bien conscients que toute hausse de salaire, justifiée ou non, est périlleuse, surtout au moment où les partis sont en pleine campagne de séduction. 

Avec les informations de Davide Gentile

Un reportage de Davide Gentile

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