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Un projet de loi contre la prostitution suscite la controverse en France

Un projet de loi sur la prostitution suscite la controverse en France

Un projet de loi sur la prostitution suscite la controverse en France

Photo : AFP / PASCAL PAVANI

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parlement français débat d'un projet de loi qui pénalise les clients des prostitués, mais la France est divisée sur cette nouvelle mesure. On met en cause, entre autres, l'efficacité d'une telle loi et son impact réel. Jusqu'ici, la loi interdisait le proxénétisme et le racolage.

Quelque 20 000 personnes, femmes pour la plupart, se prostituent en France. Rosen Hicher l'a fait pendant 22 ans. Elle milite pour le projet de loi, qui va pénaliser les clients.

« Ils n'achètent pas une femme, ils achètent un morceau de viande. On est une marchandise. On n'est pas une prestation, on ne vend pas une prestation, on vend notre corps qui est devenu une marchandise. C'est la dernière violence qui est faite aux femmes et qui est autorisée par la loi », affirme-t-elle. « C'est la seule chose qui va les calmer. La seule chose qui va leur faire prendre conscience de la gravité de leurs actes », ajoute-t-elle.

Les associations des travailleurs du sexe et d'autres organismes, comme Médecins du monde, ne sont pas d'accord. Les manifestations se multiplient. La loi n'aura pour effet que d'accroître la précarité des prostituées, affirment-elles. Elle aggravera leur problème de sécurité.

Dans le débat suscité par ce projet de loi, le Syndicat du travail sexuel et d'autres groupes veulent la fin des interdits. L'un d'eux a créé la polémique avec son « Manifeste des 343 salauds », qui clamait : « Touche pas à ma pute ».

Une soixantaine de personnalités, dont Catherine Deneuve et Charles Aznavour, ont signé une pétition pour qu'il y ait un vrai débat sur la prostitution, au lieu d'un projet de pénalisation.

La loi prévoit aussi un dispositif favorisant l'insertion professionnelle des ex-prostituées, notamment celles d'origine étrangère.

Ce projet de loi doit être soumis au vote des parlementaires la semaine prochaine et il a toutes les chances d'être adopté, des députés de toute obédience politique ayant déjà manifesté leur appui.

Avec les informations d'Alexandra Szacka et d'Anyck Béraud

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