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L'hippocampe, un poisson furtif

La tête d'un hippocampe

La tête d'un hippocampe

Photo : Brad Gemmell

Radio-Canada

L'hippocampe a beau vivre dans l'eau, il n'est reconnu ni pour ses talents de nageur ni pour sa vitesse. En fait, les biologistes marins le considèrent comme l'un des poissons les plus lents.

Alors, comment l'hippocampe parvient-il à se nourrir de proies beaucoup plus rapides que lui?

Le chercheur Brad Gemmell et ses collègues de l'Université du Texas à Austin ont découvert que l'hippocampe utilise beaucoup sa tête lorsqu'il chasse les copépodes, de petits crustacés qui forment la base du plancton.

Pour attraper sa proie, ce poisson tourne rapidement la tête et l'aspire. Selon les scientifiques, l'attaque se joue en moins d'un millième de seconde. Ainsi, une fois à la portée de l'hippocampe, le crustacé, dont le temps de réaction est de 2 à 3 millièmes de seconde, n'a aucune chance.

Chasse de proximité

Cette méthode d'aspiration ultrarapide ne peut fonctionner qu'à très courte distance de l'ordre du millimètre. L'hippocampe doit donc s'approcher très près de sa proie sans se faire repérer.

Comment réussit-il son approche sachant qu'en eau calme il attrape ses proies dans 90 % des cas?

L'équipe de recherche a utilisé un système sophistiqué de vidéo 3D pour observer l'action.

Constat : la forme de la tête de l'hippocampe est conçue pour minimiser les perturbations de l'eau devant sa bouche, ce qui l'empêcherait de trahir son approche.

Grâce à cette « zone sans vague » au-dessus et devant ses narines, l'hippocampe positionne sa tête par rapport à sa proie pour que cette dernière ne perçoive aucune perturbation de l'eau.

L'hippocampe est en quelque sorte un poisson furtif, expliquent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Communications.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science