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Port pétrolier et bélugas : Pascal Bérubé est inquiet 

Port pétrolier et bélugas: Pascal Bérubé inquiet
Radio-Canada

Le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent et ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, dit juger préoccupantes les craintes exprimées par des chercheurs au sujet des risques que pourraient représenter pour les bélugas la construction et l'opération d'un port pétrolier à Cacouna.

Appelé à commenter le projet de terminal maritime de TransCanada Pipeline, le ministre Bérubé a toutefois affirmé que le Gouvernement du Québec possède peu de moyens d'intervention ce domaine. « Nos moyens, soutient le ministre, sont très limités pour s'y opposer. C'est essentiellement le gouvernement fédéral qui a cette possibilité. De ce qu'on en sait, c'est préoccupant et on attend toujours qu'un projet formel soit présenté au gouvernement du Québec. »

Pascal Bérubé indique qu'il devra être démontré que le projet de port pétrolier de Transcanada à Cacouna ne nuit pas à la survie du béluga du Saint-Laurent. Au Québec, le béluga est protégé en vertu de la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du Québec.

Pétition en ligne

Petition citoyenne pour protéger le bélugaPetition citoyenne pour protéger le béluga

Par ailleurs, une pétition en ligne a été lancée par des citoyens de Cacouna, lundi.

Les pétitionnaires demandent au conseil municipal de rejeter le projet de port pétrolier. La mairesse de Cacouna, Guylaine Daris, estime pour sa part qu'il est trop tôt pour se prononcer sur le projet et qu'il reste encore plusieurs éléments à connaître avant de se prononcer.

En une seule journée, mardi, la pétition avait recueilli plus de 3000 appuis.

Des mesures qui se font attendre

Les dernières estimations, réalisées à l'automne en compilant les études réalisées au cours des 30 dernières années, estiment que le béluga a amorcé un nouveau déclin au tournant des années 2000. Selon ces experts, la population, après avoir été estimée à 1100 baleines, ne serait plus que de 889.

Un avis scientifique devrait être publié à la fin de l'automne par le Secrétariat canadien de consultation scientifique.

Un projet de Zone de protection marine (ZPM) existe entre Saint-Jean-Port-Joli et Métis-sur-Mer. Selon le chercheur Robert Michaud du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), Ottawa doit l'approuver rapidement pour empêcher la disparition des bélugas du Saint-Laurent.

Béluga échouéBéluga échoué

Le chercheur estime qu'Ottawa tarde à protéger l'espace de vie du béluga ce qui inclut son lieu de reproduction, justement situé au large de Cacouna, et ce, même s'il s'agit d'une espèce en péril.

Robert Michaud soutient que la désignation de cette zone par Ottawa en tant qu'habitat essentiel du béluga est la dernière étape pour interdire toutes activités pouvant mener à la destruction du site.

La loi stipule en effet qu'il est interdit de détruire un élément essentiel de l'habitat d'une espèce menacée. 

Le programme de rétablissement du béluga de Pêches et Océans Canada, qui datait de 1995, a été mis à jour en 2012.

Le programme estime qu'il est possible d'atteindre un objectif de plus de 7000 baleines en 2050 en respectant quatre critères de faisabilité, dont un habitat convenable suffisant et disponible pour soutenir l'espèce. La création de la ZPM est d'ailleurs jugée comme une des actions essentielles à la réalisation du plan de rétablissement.

Le Commissaire fédéral à l'environnement a blâmé le gouvernement fédéral au début du mois pour sa lenteur dans ce genre de dossiers.

L'estuaire et le golfe comptaient un troupeau de 10 000 bélugas à la fin du 19e siècle.

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