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La secte Lev Tahor espère être plus libre en Ontario

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La communauté Lev Tahor croit qu'elle sera plus libre d'éduquer ses enfants selon ses croyances à Chatham, en Ontario, qu'à Sainte-Agathe-Des-Monts, au Québec.

La communauté Lev Tahor croit qu'elle sera plus libre d'éduquer ses enfants selon ses croyances à Chatham, en Ontario, qu'à Sainte-Agathe-Des-Monts, au Québec.

Photo : Laurence Martin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de la secte juive ultraorthodoxe Lev Tahor croient qu'ils seront plus libres d'éduquer leurs enfants selon leurs croyances à Chatham, en Ontario, qu'à Sainte-Agathe-des-Monts, au Québec, qu'ils ont fuie la semaine dernière.

Un porte-parole des 200 membres du groupe donne en exemple les mennonites, une autre communauté établie en Ontario qui a son propre système scolaire.

La communauté de Lev Tahor a décidé de déménager en Ontario.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La communauté Lev Tahor a décidé de déménager en Ontario.

Photo : Laurence Martin

« La théorie de l'évolution n'est pas enseignée chez nous », explique Nachman Helbrans, en faisant valoir que les siens aussi pourraient mettre sur pied des écoles indépendantes.

En Ontario, des parents qui décident d'enseigner à leurs enfants ne sont pas tenus de suivre les normes du ministère de l'Éducation. Le conseil scolaire peut par contre décider d'enquêter s'il croit que l'enseignement n'est pas satisfaisant.

Toutefois, la professeure Mona Paré, qui enseigne le droit à l'Université d'Ottawa, ne pense pas que les autorités ontariennes les laisseront faire comme bon leur semble.

C'est étonnant comme manière de penser de croire qu'on peut passer d'une province à l'autre et puis que nos enfants seront traités de manière différente.

Mona Paré, professeure de droit

Elle note qu'il existe quelques différences entre l'Ontario et le Québec dans ce domaine, mais que les grands principes sont les mêmes.

Au Québec, la Direction de la protection de la jeunesse s'inquiétait de l'éducation que recevaient les enfants de la secte. La DPJ, qui surveille ces familles de près, a aussi soulevé des problèmes d'hygiène et d'insalubrité. Elle est en contact avec les services sociaux de Chatham.

Cameron Montgomery, expert en éducation à l'Université d'Ottawa, ajoute qu'il n'est pas facile de mesurer les méthodes pédagogiques de ce groupe. « Lorsqu'on a son propre système, c'est un peu difficile de pénétrer les murs et porter un jugement », souligne-t-il.

Selon le ministère de l'Éducation ontarien, il y a présentement 103 écoles privées indépendantes dans la province.

Chaque école doit présenter une demande au Ministère avant le 1er septembre de chaque année. La communauté de Lev Tahor sera donc vraisemblablement incapable de mettre sur pied sa propre école avant l'année scolaire 2014-2015.

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Ontario