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L’Ukraine déchirée entre l’Europe et la Russie

Des affrontements ont eu lieu devant le siège du gouvernement ukrainien à Kiev.

Des affrontements ont eu lieu devant le siège du gouvernement ukrainien à Kiev.

Photo : AFP / Sergei Supinsky

Radio-Canada

La contestation se poursuit en Ukraine, où l'opposition pro-européenne manifeste contre le rejet d'un accord qui associerait le pays avec l'Union européenne (UE). L'ex-première ministre, Ioulia Timochenko, s'est jointe au mouvement en annonçant avoir entamé une grève de la faim en signe de protestation.

La confirmation est venue de son avocat, précisant qu'il s'agit d'une grève illimitée pour exiger du président Viktor Ianoukovitch de signer cet accord.

Plus tôt lundi, près de 1000 personnes étaient rassemblées devant le siège du gouvernement dans la capitale, Kiev.

Des échauffourées ont éclaté quand des protestataires ont tenté de pénétrer dans le bâtiment, qui était gardé par la police antiémeute. Ils ont été repoussés à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont protesté dans plusieurs grandes villes, dans ce qui était la plus grande manifestation dans le pays depuis la révolution orange de 2004.

L'opposition affirme que le gouvernement au pouvoir est en train de retourner le pays vers la Russie.

« Nous allons continuer de manifester tant que l'accord [d'association avec l'UE] ne sera pas signé », a dit Vitali Klitschko, le dirigeant d'un parti d'opposition, devant les manifestants.

Il les a appelés à maintenir la pression sur le gouvernement au moins jusqu'à la fin de la semaine, moment où l'accord avec l'UE devait être signé.

« Nous allons demander l'annulation de la décision du gouvernement et exiger sa démission », a ajouté M. Klitschko.

La semaine dernière, l'ancienne république soviétique a brusquement renoncé à l'accord d'association avec l'Europe.

Pour l'opposition, ce changement de politique est une conséquence des pressions exercées par Moscou, qui avait prévenu l'Ukraine de conséquences commerciales advenant un rapprochement avec l'Union européenne.

Le premier ministre ukrainien avait justifié cette décision « exclusivement pour des raisons économiques », sans remettre en cause l'orientation européenne de son pays. Ses déclarations n'ont toutefois pas calmé la colère de l'opposition.

La Russie reçoit le quart des exportations ukrainiennes.

Avec les informations de Agence France-Presse

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