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Un groupe de casseurs responsable des débordements à Victoriaville, selon la SQ

Émeute à Victoriaville le 4 mai 2012.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

La Sûreté du Québec (SQ) affirme que les débordements à la manifestation du 4 mai 2012 à Victoriaville, lors du conseil général du Parti libéral, ont été causés par un petit groupe de casseurs bien organisé.

Selon le directeur général adjoint de la SQ, Marcel Savard, qui témoignait devant la commission Ménard sur les évènements du printemps 2012, le groupe d'environ 70 personnes masquées et armées de projectiles a fait déraper la manifestation en quelques minutes seulement.

La manifestation de Victoriaville a été la plus violente du printemps étudiant. Elle a fait des dizaines de blessés chez les manifestants, dont trois gravement, et 11 blessés chez les policiers.

Ce sont des gens qui ont pris possession d'une manifestation qui se voulait paisible. 

Marcel Savard, directeur général adjoint de la SQ

« On a des clôtures qui sont à terre, on a des fumigènes et on a des projectiles qui sont lancés vers l'hôtel et dans l'entrée et sur le toit. En dedans de trois ou quatre minutes, qu'on soit rendu aussi loin que ça, c'est exceptionnel. »

Marcel Savard, directeur général adjoint de la Sûreté du Québec, témoigne à la commission Ménard, le 19 novembre

Marcel Savard, directeur général adjoint de la Sûreté du Québec, témoigne à la commission Ménard, le 19 novembre

Des billes de toutes tailles ont aussi été lancées sur les policiers avec un pistolet utilisé pour le paintball. Les casseurs ont même utilisé des armes à pression pour tirer des produits chimiques.

Les policiers, qui admettent avoir été surpris, ont pour leur part utilisé des gaz irritants plus de 200 fois et ils ont tiré 33 balles de plastique.

D'ailleurs, l'étudiante Dominique Laliberté, qui a témoigné devant ola commission en après-midi, affirme avoir subi une double fracture de la mâchoire à cause d'une de ces balles de plastique.

La Sûreté du Québec a tiré des leçons de ces évènements . Elle a décidé d'améliorer sa stratégie de renseignements, d'acquérir du matériel plus performant et surtout d'être plus à l'affût des médias sociaux.

La SQ reconnaît également qu'elle aurait dû ériger des barrières plus solides, « Est-ce qu'une clôture de type "festive" juste installée avec ses ancrages, c'est le modèle qui va être retenu pour les prochaines fois? Non », a tranché Marcel Savard.

Avec les informations de Jacques Bissonnet 

Avec les informations de La Presse canadienne

Société