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Serge Ménard réclame une prolongation de la commission sur le printemps 2012

Serge Ménard et Claudette Carbonneau

Serge Ménard et Claudette Carbonneau

Radio-Canada

Même s'il a assuré lundi que les travaux de la commission qu'il préside se déroulaient rondement, Serge Ménard persiste et signe : le temps que lui a imparti le gouvernement Marois pour remplir son mandat est insuffisant.

Convaincu que la Commission spéciale d'examen des événements du printemps 2012 pourrait bénéficier de davantage de temps, il a donc officiellement interpellé le gouvernement du Québec pour demander une prolongation.

M. Ménard a a fait parvenir la semaine dernière une requête écrite en ce sens au ministère de la Sécurité publique, a affirmé l'attaché de presse de la commission Ménard, Jean Polloni.

Selon l'échéancier fixé par Québec, le rapport final des commissaires doit être déposé le 20 décembre, soit un peu moins d'un mois après la conclusion de la troisième et dernière semaine d'audiences publiques, qui prendra fin jeudi.

Serge Ménard a malgré tout tenu à spécifier, dans son allocution d'ouverture, lundi, que les travaux progressaient bien et que la commission bénéficiait « d'une collaboration de plus en plus grande de tous les milieux ».

Jusqu'à présent, 135 intervenants ont participé aux travaux de cette commission chargée de faire la lumière sur les événements du printemps étudiant de 2012.

Le point de vue de la CLASSE sera pris en compte

Le point de vue de ceux qui ont boycotté l'exercice sera pris en considération, a signalé l'ancien politicien.

Les commissaires se pencheront en effet sur les écrits d'acteurs et observateurs ayant refusé de témoigner devant M. Ménard et ses deux collègues, l'ancien juge Bernard Grenier et l'ex-leader syndicale Claudette Carbonneau.

Ils ont ainsi lu « avec un grand intérêt » l'ouvrage récemment publié par le principal porte-parole de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, et en tiendront compte au moment de rédiger leur rapport.

Le rapport de la Ligue des droits et libertés, de l'Association des juristes progressistes et de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, rendu public en avril 2013, sera également étudié, a assuré M. Ménard.

La comparution du directeur du Service de police de Sherbrooke, Gaétan Labbé (au centre), à la commission Ménard, le 18 novembre

La comparution du directeur du Service de police de Sherbrooke, Gaétan Labbé (au centre), à la commission Ménard, le 18 novembre

La journée de lundi s'est amorcée avec un témoignage de trois policiers du Service de police de la ville de Sherbrooke.

En après-midi, un photojournaliste du quotidien Le Devoir, Jacques Nadeau, a livré un témoignage au cours duquel il a parlé des difficultés qu'il avait éprouvées à cohabiter avec les agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) pendant le printemps étudiant.

M. Nadeau a été poivré à de nombreuses reprises dans l'exercice de ses fonctions et a été renversé par un cheval de la cavalerie du SPVM lors d'une manifestation en face d'un hôtel du Vieux-Montréal.

Le photographe de presse Jacques Nadeau a montré certaines de ses photos à la commission

Le photographe de presse Jacques Nadeau a montré certaines de ses photos à la commission

Le gouvernement de Pauline Marois a annoncé la création de la commission Ménard en mai dernier.

Le Parti libéral du Québec a critiqué l'exercice à plus d'une reprise. À la fin septembre, l'opposition officielle a fait valoir dans un communiqué que la commission constituait « une attaque frontale contre des milliers de policiers du Québec qui avaient pour mandat de s'assurer de la protection de la population lors des manifestations du printemps 2012 ».

La Presse Canadienne

Société