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Fermeture de l'usine Heinz de Leamington : les réactions fusent

Le reportage de Jean-Francois Poirier.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des élus de tous les paliers de gouvernement disent déjà être en train de travailler sur un plan pour l'avenir de Leamington vendredi, au lendemain de l'annonce de la fermeture de l'usine Heinz, le moteur économique de la région.

En marge du Conseil de la fédération qui se déroule à Toronto, la première ministre Kathleen Wynne s'est dite très préoccupée par la situation.

C'est un coup dur pour toute la communauté. Nous devons trouver une façon de relancer l'industrie de la transformation des aliments.

Une citation de :Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario 

Le député fédéral conservateur de Chatham-Kent-Essex, Dave Van Kesteren, dit avoir appelé le bureau du premier ministre Stephen Harper et avoir parlé au ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz. Ce dernier lui aurait assuré qu'il était bien au courant de la situation et qu'il désirait participer à toute activité ou discussion sur la relance de l'usine qui emploie 740 personnes à temps plein et plus de 300 travailleurs saisonniers chaque année.

Le maire de Windsor, Eddie Francis, soutient quant à lui que les élus de Leamington, ses résidents, les travailleurs ainsi que leur famille peuvent compter sur l'aide de sa ville, située à une quarantaine de kilomètres.

Les agriculteurs inquiets

La fermeture de l'usine n'aura pas que des impacts négatifs sur les employés de Heinz. Les agriculteurs qui vendent leurs récoltes à l'entreprise entrevoient eux aussi sombrement l'avenir.

Le producteur de tomates Ken Hamm croit qu'il va maintenant devoir diversifier ses cultures. Il pense éventuellement faire pousser du soja, du maïs ou du blé.

« Ces changements vont me coûter cher parce que je vais devoir acheter de nouveaux équipements », indique l'agriculteur.

Heinz fait affaire avec plus de 40 fournisseurs de tomates dans la région. Plusieurs ont déjà demandé d'être dédommagés.

Appel au boycott

Les appels au boycott de Heinz ne se sont pas fait attendre. Dans les heures qui ont suivi l'annonce de la fermeture de Leamington, deux pages Facebook ont été créées appelant les consommateurs à ignorer les produits de l'entreprise américaine.

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