•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pourquoi les femmes s'essoufflent-elles plus rapidement?

Deux femmes et un homme s'entraînent
Photo: iStockphoto
Radio-Canada

Les femmes sont plus essoufflées que les hommes lorsqu'elles font de l'exercice, car leurs muscles respiratoires sont plus actifs, révèlent des travaux menés à l'Université McGill.

D'ordre général, si une femme et un homme du même âge et dans des conditions comparables gravissent une pente côte à côte, la femme risque de s'essouffler plus rapidement que son compagnon.

Si elle doit fournir un effort plus intense pour respirer lorsqu'elle fait de l'exercice, c'est parce que ses poumons sont plus petits que ceux de l'homme, ses voies aériennes plus étroites et ses muscles pulmonaires plus faibles.

Les travaux de la Pre Dennis Jensen et de ses collègues du Département de kinésiologie et d'éducation physique de l'Université McGill permettent de mieux comprendre les racines biologiques de ce phénomène.

Ils ont montré que, lors d'un effort, le cerveau de la femme doit envoyer des signaux électriques plus intenses aux muscles respiratoires, et particulièrement au diaphragme, que celui d'un homme dans la même situation, parce que la femme est généralement plus petite.

Nos travaux ont montré que les femmes sont généralement plus essoufflées lorsqu'elles font de l'exercice en raison de ces différences, et ce, même si elles se limitent à grimper un escalier.

Pre Dennis Jensen

L'étude

Les chercheurs ont demandé à 50 femmes et hommes non-fumeurs et en bonne santé, âgés de 20 à 40 ans, de pédaler sur un vélo stationnaire pour mesurer les réponses cardiovasculaire, métabolique et respiratoire des participants, ainsi que l'importance de la dyspnée.

Une électromyographie du diaphragme (évaluation du réflexe respiratoire vraisemblablement sous la dépendance du système nerveux central) a également été effectuée pendant l'effort à l'aide d'un cathéter spécial placé dans l'œsophage des participants.

Tous ces paramètres ont ensuite été analysés, et une comparaison entre les sexes a été effectuée.

Ces observations nous permettent de mieux comprendre pourquoi les femmes atteintes de troubles respiratoires comme la bronchopneumopathie chronique obstructive sont plus essoufflées et présentent une moins bonne qualité de vie liée à la santé que les hommes dans la même situation.

Pre Jensen

De plus, ces nouvelles informations pourront aider à concevoir de nouveaux traitements pour soulager les symptômes de dyspnée et améliorer la capacité à l'effort chez les personnes en santé ou malades.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Experimental Physiology.

Science