•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Poursuite des témoignages au procès du père rédemptoriste Jean-Claude Bergeron

Jean-Claude Bergeron

Jean-Claude Bergeron

Radio-Canada

Trois autres témoins ont comparu, mardi, à la deuxième journée du procès du père Jean-Claude Bergeron, qui fait face à des chefs d'accusation d'attentat à la pudeur et de grossière indécence.

En après-midi, un cinquième ancien élève du Séminaire Saint-Alphonse qui prétend avoir été agressé par le père Bergeron a témoigné.

Le plaignant est aujourd'hui dans la quarantaine avancée. Il dit qu'il se rendait fréquemment dans la chambre du père Bergeron qui était son surveillant de dortoir en secondaire un.

À trois reprises, le père rédemptoristes aurait fait des attouchements sur le garçon sous prétexte de vérifier son développement sexuel.

Le témoin a raconté que l'accusé tentait de voir s'il pouvait avoir une érection.

Selon son témoignage, il aurait utilisé un onguent chauffant sur ses parties génitales pour tenter de parvenir à ses fins.

L'élève avait quitté la chambre du religieux en douleur.

Lors du dernier événement, l'adolescent aurait vu le religieux se caresser, ce qui a mis fins aux échanges.

Il s'est par la suite plaint à son père et les attouchements ont cessé.

Une lettre de Jean-Claude Bergeron qui s'excuse à l'enfant a d'ailleurs été déposée en preuve.

Le religieux s'excuse d'avoir bousculé l'élève et de l'avoir malmené. Il lui demande de le pardonner pour ses faiblesses.

Le témoin dit par ailleurs s'être trompé en disant à l'enquêteur au dossier qu'il avait revu Jean-Claude Bergeron aux funérailles de son père au milieu des années 90.

Il avait remis une vidéo des funérailles à la police, mais il s'avère que celui qu'il avait identifié comme le père Bergeron était en fait un autre rédemptoriste.

Il va poursuivre son témoignage mercredi et devra se soumettre au contre-interrogatoire de l'avocat du père Bergeron.

Deux témoins entendus en matinée

Deux témoins ont été entendus en matinée. Le premier, un homme dans la quarantaine, a raconté qu'il était pensionnaire en secondaire un au moment des faits.

L'homme a relaté qu'un jour, au moment où il dormait, le père Bergeron serait venu le réveiller pour vérifier son « hygiène sexuelle ». Ce dernier l'aurait ensuite conduit à l'infirmerie. Il aurait pris le pénis de l'élève dans ses mains et l'aurait manipulé pour « vérifier ».

Le père Bergeron lui aurait alors dit que « l'enfant devait être plus propre ».

L'autre témoin a été la quatrième victime à témoigner dans ce procès. Il a expliqué qu'il avait une toux lorsque le père Bergeron l'aurait fait venir dans sa chambre adjacente au dortoir et lui aurait demandé de baisser son pantalon pour les mêmes motifs d'hygiène personnelle. Le père aurait cessé ses agissements lorsqu'il aurait demandé à celui-ci pourquoi il faisait ça.

Comme la veille, le père Jean-Claude Bergeron est apparu flanqué d'un gardien de sécurité d'une agence privée engagé pour la durée du procès, qui doit se dérouler pendant une semaine.

Les deux premiers témoins entendus lundi

Lundi, deux témoins ont raconté les gestes à caractère sexuel dont ils auraient été victimes, au moment où ils ont fréquenté le Séminaire Saint-Alphonse de Sainte-Anne-de-Beaupré dans les années 70.

Les faits reprochés à l'homme de 72 ans se seraient produits entre 1967 et 1980, au moment où il était gardien de dortoir et enseignant.

Cette cause est entendue cet automne au palais de justice de Québec.

Québec

Justice