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Les dégâts laissés par le typhon à Tacloban.

Les dégâts laissés par le typhon à Tacloban.

Photo : La Presse canadienne / Aaron Favila

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 10 000 personnes auraient perdu la vie dans la seule ville de Tacloban, au centre des Philippines, après qu'un puissant typhon eut balayé l'archipel avec des vents violents et des vagues gigantesques qui ont emporté des maisons et des écoles.

Dimanche, des cadavres pendaient aux branches d'arbres et étaient dispersés sur les trottoirs alors que les survivants pillaient les épiceries et les stations-service en quête de nourriture, d'eau et de carburant.

Le gouvernement philippin a prévenu que le bilan pourrait s'alourdir davantage une fois que les secouristes auront pu atteindre les zones inaccessibles en raison d'inondations et de glissements de terrain. Les Philippines sont souvent frappées par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tempêtes tropicales, mais le typhon Haiyan semble avoir remporté le titre de la catastrophe naturelle la plus mortelle de l'histoire du pays.

Accompagné de vents soufflant à 235 kilomètres à l'heure et de rafales atteignant 275 kilomètres à l'heure, Haiyan est arrivé du côté est de l'archipel vendredi et a rapidement traversé ses îles centrales pour se retrouver dans le sud de la mer de Chine, provoquant une marée de tempête de 6 mètres.

Il a toutefois fallu attendre à dimanche pour réaliser l'ampleur du désastre, les autorités de Leyte, l'île la plus durement touchée, soutenant que le typhon pourrait avoir tué jusqu'à 10 000 personnes à Tacloban, la capitale régionale. Les renseignements qui commencent à affluer du reste de l'île et des îles voisines font état de centaines voire de milliers d'autres morts.

Une importante opération de sauvetage a été lancée, mais la Croix-Rouge des Philippines a affirmé que les efforts des services d'urgence étaient minés par les pilleurs, qui ont même attaqué des camions transportant des denrées et du matériel que l'organisme souhaitait envoyer à Tacloban à partir de la ville portuaire de Davao.

Le président des Philippines, Benigno Aquino III, a déclaré dimanche qu'il songeait à décréter l'état d'urgence ou la loi martiale à Tacloban afin de remédier au problème de pillage. M. Aquino, qui a survolé la ville en hélicoptère, a indiqué que la priorité du gouvernement était de rétablir l'électricité et les communications dans les régions isolées afin de secourir les victimes.

Haiyan, qui perdu de sa force, devrait toucher terre dans le nord du Vietnam dans la nuit de dimanche à lundi.

Parmi les zones les plus touchées figure Tacloban, ville de 220 000 habitants de la province de Leyte. Les victimes ont été emportées par la montée des eaux dans la ville, a fait savoir Gwendolyn Pang, secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine.

Destruction à grande échelle

« Plus les secours réussissent à rejoindre les endroits qui sont reculés et qui étaient coupés du reste du monde, plus les scènes sont troublantes, note notre correspondant en Asie, Yvan Côté. Ça rappelle vraiment le tsunami de 2004 en Indonésie ».

« Il s'agit de destructions à grande échelle. Des voitures ont été emportées comme des fétus de paille et les rues sont jonchées de débris », a déclaré pour sa part Sebastian Rhodes Stampa, chef d'une équipe onusienne d'évaluation de la catastrophe à Tacloban.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l'ONU, a demandé la semaine dernière l'envoi de 44 tonnes de biscuits à haute teneur énergétique à distribuer aux survivants en prévision du typhon. Ces ravitaillements seront suivis par 2000 tonnes de riz.

Le PAM, prévoit que les dépôts alimentaires seront fortement sollicités dans les prochains jours. « Le gouvernement philippin et ses moyens logistiques seront mis à rude épreuve, ainsi que les nôtres », dit Elizabeth Byrs, porte-parole de l'agence onusienne.

On estime que 2 millions de personnes auront besoin d’une assistance alimentaire.

Une citation de :Elizabeth Byrs, porte-parole du PAM
Avec les informations de Associated Press

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