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Les cigarettes aromatisées sont la mauvaise cible, selon l'industrie du tabac

Un fumeur

Un fumeur

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le projet de loi 206, qui invoque des raisons médicales pour proposer l'interdiction de la vente de cigarettes aromatisées, repose sur un mensonge, soutient un représentant de l'industrie du tabac.

Le gouvernement provincial a donné son appui jeudi à ce projet de loi privé de la députée Christine Cusanelli, qui fait valoir le point de vue selon lequel le tabac aromatisé incite les jeunes à devenir fumeurs.

L'Assemblée législative étudie par ailleurs le projet de loi 33 qui demande d'interdire de fumer dans des véhicules transportant des enfants de moins de 16 ans. L'interdiction s'étend également à l'utilisation en public des pipes à eau, aussi appelé « nargillé », « shisha » ou « houka ».

Ce projet de loi 33 est une bonne législation, contrairement au projet de loi 206, croit l'homme qui gère les relations de l'entreprise québécoise de tabac Casa Cubana avec le gouvernement albertain, Luke Martial.

« Ce projet est un exemple de bonne politique publique sur le tabac, car il sera maintenant illégal que des enfants aient des produits du tabac entre leurs mains ou les consomment », explique M. Martial.

L'homme est par contre cinglant envers le projet de loi 206, qu'il juge basé sur des mensonges criants. « Il n'y a absolument pas de preuve pour montrer que les enfants ne seraient pas attirés par le tabac s'il n'y avait pas des cigarettes aromatisées », explique-t-il.

Mauvaise cible

Pour Luke Martial, le problème relève non pas du design du produit, mais de l'accès aux produits du tabac. « Interdire le tabac aromatisé, c'est comme interdire l'alcool aromatisé », ajoute-t-il.

Cigarettes aromatiséesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cigarettes aromatisées

Photo : Radio-Canada

Les jeunes albertains commencent à s'intéresser au tabac à l'âge de 14 ans, selon l'Enquête de surveillance de l'usage du tabac au Canada (ESUTC) en 2012. Le sondage révèle aussi que plus de la moitié des élèves de la 6e à la 12e année fument des cigarettes aromatisées.

Ces révélations font partie des principaux arguments exploités pour demander l'interdiction de ce type de produits.

Luke Martial ne conteste pas les chiffres de l'ESUTC. Il les utilise même pour conforter son avis. « Ce sondage confirme ce que nous n'avons cessé de dire, à savoir que la vaste majorité des personnes qui consomment nos produits aromatisés, notamment Primetime et Bullseye, soit 93 %, ont l'âge légal de le faire », souligne le représentant de Casa Cubana.

Il accuse par ailleurs le gouvernement provincial d'être prompt à imposer des taxes aux entreprises de tabac, alors qu'il préfère consulter des autorités médicales sur le contrôle du tabac.

« Si le gouvernement appuie le projet de loi 206, il supportera un projet de loi qui ne comprend pas du tout le produit contre lequel il légifère », conclut M. Martial.

Passé en deuxième lecture en mai 2013 et présenté avec des amendements le 4 novembre, le projet de loi de Christine Cusanelli doit franchir l'étape de la troisième lecture avant l'éventuelle sanction royale.

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