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Les États-Unis et Israël perdent leur droit de vote à l'UNESCO

Le siège de l'UNESCO à Paris

Le siège de l'UNESCO à Paris

Photo : AFP / LOIC VENANCE

Radio-Canada

Les États-Unis ont perdu vendredi leur droit de vote à l'UNESCO pour avoir suspendu leur contribution à l'agence onusienne en octobre 2011 dans la foulée de l'admission de la Palestine en tant que membre à part entière.

Cette procédure automatique survient à l'heure où les États-Unis tentent de sauver les négociations de paix israélo-palestiniennes, qui se déroulent dans un climat tendu
depuis l'annonce de la relance de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est.

« Les États qui n'avaient pas réglé leur cotisation avaient jusqu'à 10 h aujourd'hui pour présenter une justification de non-paiement et un plan de paiement des arriérés, a-t-on indiqué à l'UNESCO, dont l'Assemblée générale se tient à Paris. À 10 h, rien n'a été reçu de la part des États-Unis ».

Washington ne s'est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013, a-t-on précisé.

Nous avons l'intention de poursuivre notre engagement avec l'UNESCO de toutes les manières possibles.

David Kilion, ambassadeur américain à l'UNESCO

Israël, qui avait également suspendu sa contribution pour protester contre la pleine adhésion de la Palestine, s'est vu de la même manière retirer son droit de vote.

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, devrait s'exprimer samedi ou lundi sur la perte du droit de vote américain, qui porte un coup à l'organisation internationale dont près d'un quart du budget venait des États-Unis.

L'an dernier, Irina Bokova avait indiqué que l'UNESCO se trouvait dans une situation désastreuse en raison du gel de la contribution américaine qui a contraint l'UNESCO à geler des embauches, annuler des projets et réduire ses dépenses.

Pas la première fois

La perte du vote américain constitue le dernier accroc en date dans les relations mouvementées entre l'agence onusienne et Washington. En 1984, l'administration Reagan avait décidé de quitter l'UNESCO, invoquant entre autres une mauvaise gestion et une politisation de l'organisation.

En 2003, après près de vingt ans d'absence, l'administration Bush faisait son grand retour à l'UESCO et s'engageait à participer activement aux programmes de l'agence, qui intervient notamment en faveur de l'éducation et de la protection du patrimoine mondial.

L'UNESCO est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière, une adhésion qui a suscité une vague d'espoir dans le monde arabe qui y a vu un pas de plus vers une reconnaissance en tant qu'État à l'ONU.

L'adhésion de la Palestine a entraîné la suspension des financements américains, qui représentent 22 % du budget de l'UNESCO, Washington mettant en avant la législation américaine en vigueur depuis les années 1990.

Cette dernière interdit tout financement d'une agence de l'ONU qui admet en son sein des groupes ou des organisations ne possédant pas « tous les attributs internationalement reconnus d'un État ».

Les négociations entre Israël et les Palestiniens, qui ont repris fin juillet sous l'égide des États-Unis après trois ans d'interruption, se sont tendues récemment avec la relance de la colonisation israélienne.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a mis en garde Israël jeudi contre le risque d'une nouvelle Intifada palestinienne et d'un isolement international accru en cas
d'échec des négociations de paix.

Reuters

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