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Léo Demay, le gardien fransaskois du cimetière commémoratif en Corée

Leo Demay pose devant la tombe de son père biologique au cimetière mémorial des Nations Unies à Busan, en Corée du Sud, le 29 octobre 2013.

Leo Demay pose devant la tombe de son père biologique au cimetière mémorial des Nations Unies à Busan, en Corée du Sud, le 29 octobre 2013.

Photo : Gracieuseté de Zoé Beaulieu Prpick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un homme élevé à North Battleford par des parents francophones veille sur les tombes de 2300 militaires en Corée du Sud, dont celle de son père biologique.

C'est sa quête pour renouer avec son passé qui a amené Léo Demay dans la ville portuaire sud-coréenne de Busan.

Au fil des événements, il est devenu directeur des Affaires internationales au cimetière mémorial des Nations Unies. Il s'y occupe de son père et de tous ceux dont les corps n'ont pas été rapatriés dans leurs pays d'origine.

Après la mort de son père adoptif et la démence de sa mère adoptive, M. Demay est parti à la rencontre de sa mère biologique. Lors de son voyage dans la région d'Ottawa, il a découvert que son père naturel était mort à Busan quelques mois avant sa naissance.

Il a aussi fait une rencontre étonnante. « Y'avait un homme avec un petit casque qui disait "Korean War Veteran" ["vétéran de la guerre de Corée"] », raconte M. Demay. « Je lui ai demandé : "j'essaye d'avoir des renseignements sur mon père, André Régimbald". Il a regardé vers le ciel et il m'a dit : "je connaissais un André Adélard Régimbald". »

Le vétéran était là, le jour de 1952 où André Régimbald est tombé au combat, atteint à la tête par un tir de mortier, à sa première journée en sol coréen. Il a aidé à couvrir le corps pour l'amener au bas de la montagne, et l'emmener au cimetière. Léo Demay a vu la sépulture plus tard, lors d'une cérémonie commémorative à Busan.

Je me suis mis la main sur le tombeau, et il était âgé de 20 ans. C'est ça qui m'a vraiment frappé parce qu'en ce temps-là, j'avais 53 ans.

Léo Demay

Le Saskatchewanais a prolongé son séjour à Busan. Un jour, il a reçu un appel lui annonçant que l'employé du cimetière était atteint du cancer. À la mort de cet employé, on lui a offert le poste.

D'après un compte-rendu de Marc-Antoine Bernier

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