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GRC : une membre de l'unité contre la porno juvénile déplore un manque d'aide

La caporale par intérim Kristine Lacelle, de la GRC, accorde une entrevue.

Selon la caporale par intérim Kristine Lacelle, elle a attendu plus d'un an pour une évalutation psychologique par la GRC, alors qu'elle ressentait déjà les effets de son travail sur sa santé mentale quelques semaines après avoir commencé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une agente de l'unité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre l'exploitation sexuelle des enfants affirme ne pas avoir été préparée par son employeur à visionner des heures de matériel troublant.

La caporale intérimaire Kristine Lacelle a rejoint l'unité en 2009 après avoir travaillé à Saskatoon. Elle affirme ne pas avoir reçu de formation formelle ni fait de bilans pour apprendre comment vivre avec l'exposition à des situations traumatisantes.

L'agente dit qu'elle faisait le bilan de façon informelle avec des collègues, mais que ceux-ci sont partis en congé de maladie, laissant une importante charge de travail derrière eux. « C'est un fardeau que l'on passe à quelqu'un d'autre, qui sera lui-même affecté ensuite », explique-t-elle.

« Vous ne voulez pas être la personne qui n'arrive pas à porter la charge. »

— Une citation de  Kristine Lacelle, caporale par intérim, GRC

À peine quelques semaines après avoir commencé dans l'unité, Mme Lacelle soutient qu'elle savait que son travail l'épuiserait psychologiquement. Elle relate que comme son évaluation psychologique régulière n'était pas avant plusieurs mois, elle a demandé une évaluation hâtive à la direction de la GRC.

« Je suis allée voir quelqu'un et lui ai dit qu'honnêtement, je ne devrais pas être autorisée à porter une arme à feu dans les rues. »

— Une citation de  Kristine Lacelle, caporale par intérim, GRC

La policière a attendu plus d'un an pour une évaluation. Après deux ans, elle est partie en congé lié au stress en décembre 2011.

Si un agent demande, « il devrait recevoir »

Le commissaire adjoint de la GRC, Gilles Moreau, n'a pas voulu commenter le cas précis de l'agente Lacelle, mais a indiqué que si un agent demandait de l'aide, il devrait la recevoir. « C'est pour cela que nous avons différents programmes pour les évaluer avant qu'ils fassent ce genre de travail et que nous avons des évaluations régulières annuelles pour nous assurer qu'ils ne souffrent d'aucun impact », fait-il valoir.

L'agente raconte avoir trouvé de l'aide par l'intermédiaire d'un ami militaire, qui l'a dirigée vers le programme Soutien social – Blessures de stress opérationnel des Forces canadiennes. « Je ne connaissais pas les ressources qui m'étaient disponibles », assure-t-elle. « J'ai su par l'entremise de l'armée que si ma famille avait besoin d'aide, elle pouvait en recevoir. »

Mme Lacelle négocie actuellement sa réforme auprès de la GRC, mais estime qu'elle pourrait revenir dans le corps policier fédéral si l'aide y était.

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