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Boisclair poursuit Jacques Duchesneau et la CAQ pour 200 000 $

L'ancien chef du Parti québécois André Boisclair en conférence de presse à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Peter Mccabe

Radio-Canada

L'ex-ministre péquiste André Boisclair passe de la parole aux actes et réclame 200 000 $ à Jacques Duchesneau, François Legault et à la Coalition avenir Québec (CAQ) pour atteinte à sa réputation, selon la poursuite déposée mardi au Palais de justice de Montréal. 

Il demande également une lettre de rétractation et d'excuses qui devra être diffusée à leurs frais dans tous les médias qui ont repris leurs propos. 

M. Boisclair accuse le chef de la CAQ, François Legault, et le député Jacques Duchesneau d'avoir « malicieusement » associé son nom au crime organisé, en sachant que c'était faux. Selon lui, les torts causés à sa réputation sont grands vu la notoriété des deux hommes. En plus d'être député, M. Duchesneau est un ancien policier de haut grade, mentionne le document de la cour. 

André Boisclair reproche aussi à la CAQ d'avoir orchestré cette « fausse controverse publique » pour « gagner un avantage dans un jeu politique partisan ». 

Fin septembre, le caquiste Jacques Duchesneau a insinué à plusieurs reprises qu'il existait un lien entre :

  • une promesse de subvention par André Boiscloir à un projet de restauration de l'église St-James mené par l'entrepreneur Paul Sauvé;
  • l'infiltration de l'entreprise de ce dernier par le crime organisé;
  • et la consommation passée de cocaïne de M. Boisclair.

Ces insinuations ont été reprises par chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

M. Boisclair admet connaître M. Sauvé depuis plusieurs années. Mais il affirme que les trois éléments cités par M. Duschesneau sont totalement indépendants les uns des autres.

Il a déjà reconnu avoir consommé de la cocaïne à quelques reprises en 1997-1998, mais il soutient n'avoir jamais rien dû au crime organisé. La subvention à l'église St-James qu'il a promise en 2003 répondait aux normes, selon lui, et elle n'était pas destinée à son ami Paul Sauvé, mais bien au propriétaire de l'église. Et c'est le Parti libéral qui a fait le choix, au final, de l'accorder, rappelle-t-il. 

De plus, ce n'est qu'en 2006 que l'entreprise de Paul Sauvé aurait été infiltrée par le crime organisé, selon ce que ce dernier a déclaré à la commission Charbonneau.

Le 25 septembre, M. Boisclair a mis en demeure MM. Duchesneau et Legault de se rétracter et de s'excuser, ce qu'ils n'ont pas fait.

André Boisclair a, à sa demande, été relevé de ses fonctions de délégué général du Québec à New York. Il avait alors indiqué vouloir prendre le temps de laver sa réputation en tant que simple citoyen. 

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