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BlackBerry n'est plus à vendre et change de PDG

Radio-Canada

L'entreprise ontarienne en difficultés BlackBerry change de stratégie et Thorsten Heins quitte ses fonctions de chef de la direction.

Le fabricant de téléphones cellulaires de Waterloo ne cherche plus d'acheteur et prévoit plutôt vendre à un groupe d'investisseurs, dont Fairfax Financial, des obligations convertibles en actions pour lever 1 milliard de dollars américains.

Initialement, Fairfax Financial avait déposé une offre d'achat de 4,7 milliards de dollars américains, soit 9 $US par action, et avait jusqu'à 17 h lundi pour officialiser cette proposition. La firme d'investissement avait été la seule à officiellement démontrer son intérêt pour acheter BlackBerry, dont les ventes de ses plus récents modèles de téléphones sont décevantes.

L'annonce a été accueillie froidement par les investisseurs. Le titre de BlackBerry a clôturé en baisse de 16,5 %, à moins de 7 $, lundi à la Bourse de Toronto.

La semaine dernière, des sources proches du dossier avaient rapporté que BlackBerry discutait avec plusieurs grands groupes de hautes technologies. SAP, Cisco Systems, Google, Lenovo et Samsung Electronics, LG Electronics et Intel avaient auparavant été cités comme des acheteurs éventuels.

Changements à la haute direction

Moins de deux ans après son arrivée à la tête de BlackBerry, Thorsten Heins cède sa place à John Chen, qui sera chef de la direction par intérim. Il a été par le passé PDG de Sybase, un éditeur de logiciels et un fournisseur d'infrastructures informatiques pour les entreprises. M. Chen présidera aussi le conseil d'administration, en remplacement de Barbara Stymiest.

M. Heins quittera aussi le conseil d'administration de BlackBerry, tout comme l'administrateur David Kerr. Le fondateur de Fairfax, Prem Watsa, accède d'ailleurs au conseil d'administration de l'entreprise ontarienne.

La chose importante est de savoir si BlackBerry a une stratégie, selon l'analyste James Moorman de S&P Capital IQ, interrogé par l'agence Bloomberg. « Ils ont une chance, et ils ont un peu plus de marge de manoeuvre avec l'argent supplémentaire, mais ils doivent commencer à prendre des décisions intelligentes. »

Restructuration en cours

En septembre, BlackBerry annonçait d'autres suppressions d'emplois, cette fois 4500 postes en moins, et notamment la fermeture de ses installations en banlieue d'Halifax, en Nouvelle-Écosse. L'entreprise expliquait alors vouloir se repositionner sur le marché des consommateurs professionnels et réduire son nombre de modèles de téléphone. Elle se fixait alors comme cible de réduire de moitié ses coûts de production d'ici le premier trimestre de 2015.

Au début des années 2000, le BlackBerry a été le premier sur le marché des téléphones multifonctions, à l'époque où l'entreprise s'appelait Research in Motion. Ses appareils étaient alors devenus l'outil indispensable des responsables d'entreprises et de la classe politique en Amérique du Nord et en Europe, notamment avec son clavier physique et la sécurité accrue de ses services.

Toutefois, la nouvelle ligne de téléphones BlackBerry 10, lancée en début d'année, n'a pas permis de freiner le déclin de ses parts de marché.

Avec les informations de Bloomberg, La Presse canadienne, et Reuters

Économie