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Denis Coderre se présente en rassembleur

Le reportage et les explications de François Cormier
Radio-Canada

Se montrant peu préoccupé par sa minorité au conseil municipal, le nouveau maire de Montréal, Denis Coderre, affirme qu'il veut travailler pour tous les Montréalais et qu'il est prêt à collaborer avec quiconque a l'intention de faire avancer les affaires de la Ville.

Ceux et celles qui veulent travailler sans partisanerie pour les intérêts de Montréal trouveront en moi un allié.

Denis Coderre, le nouveau maire de Montréal

M. Coderre n'a pas réussi à faire élire les 33 conseillers nécessaires à sa majorité de sièges. Il tentera donc de compléter d'attirer des élus indépendants ou de clans adverses pour compléter son équipe de 28. « J'ai plusieurs options. Je ne suis pas acculé au pied du mur », estime le nouveau maire.

Déjà, des noms circulent : Claude Dauphin, Manon Barbe, Réal Ménard et d'autres.

« Il y a des gens avec lesquels je suis apte à travailler. Je peux vous nommer Russell Copeman que je connais bien », dit M. Coderre.

Russell Copeman, maire élu sous la bannière de Coalition Montréal dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, n'est pas chaud à l'idée de changer de camp, mais il ne ferme pas la porte. « J'ai été élu sous la bannière de Coalition Montréal. On verra à l'avenir. Je n'aime pas beaucoup les transfuges. Ce n'est pas très fidèle aux électeurs. On verra de quoi a l'air le caucus de Coalition Montréal », soutient-il. Car Coalition Montréal a très peu d'élus. La moitié d'entre eux n'auront pas droit à un remboursement puisqu'ils n'ont pas obtenu assez de voix.

Même si la majorité des maires d'arrondissement a échappé de justesse à M. Coderre (9 sur 19), le nouveau maire de Montréal n'est pas inquiet. « Ils ont un certain pouvoir, mais j'ai un pouvoir certain. Un arrondissement est une plus-value, pas une ville de plus », croit-il.

Selon M. Coderre, il est possible de trouver une façon pour que tous les élus travaillent ensemble. « Je ne suis pas dogmatique. Le leadership, c'est l'attitude, la façon de travailler en équipe. Et nous avons une obligation de résultat. »

Denis Coderre affirme que l'assermentation des élus devrait avoir lieu autour du 14 novembre prochain.

Contrer la corruption

Pour ce qui est de ses premières actions à l'Hôtel de Ville, Denis Coderre indique que sa priorité est la mise en place dans les 100 premiers jours de son plan anticollusion et anticorruption, dont la nomination d'un inspecteur général qui verra à la transparence des activités municipales.

Denis Coderre veut ainsi changer la culture de l'administration municipale. « Ce plan vise l'éducation, le contrôle et la coercition », indique-t-il.

Le nouveau maire affirme que le « filtre Denis Coderre » continuera à être utilisé, et que toute personne soupçonnée de malversation devra en subir les conséquences.

Denis Coderre place également dans ses priorités la renégociation des régimes de retraite des employés municipaux. « Nous avons des responsabilités face aux payeurs de taxes », affirme-t-il.

La question du renflouement des régimes de retraite des employés municipaux a déjà été à l'origine d'un accrochage entre les maires nouvellement élus de Montréal et de Québec, lundi. Le maire élu de Montréal, Denis Coderre, a réitéré que bien qu'il souhaitait s'asseoir à la table avec son homologue Régis Labeaume, il voulait faire les choses différemment. « Régis a besoin de se calmer », a-t-il déclaré à Radio-Canada. « Le power trip commence de bonne heure! » a rétorqué le maire de Québec.

Par ailleurs, Denis Coderre se montre persuadé de pouvoir faire se faire entendre par le gouvernement provincial. Il a répété à plusieurs reprises, lundi, s'être déjà entretenu avec le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault. 

Montréal doit se faire respecter. Montréal ne doit plus être considérée comme une ville comme les autres.

Denis Coderre
Au lendemain des élections municipales, l'analyse de Michel C. Auger, François Cardinal et Michel Venne à l'émission 24 heures en 60 minutes

Marcel Côté, « un gentleman »

Marcel CôtéMarcel Côté Photo : PC / Paul Chiasson

Malgré les attaques personnelles dont il estime avoir été victime durant la campagne, M. Coderre ne ferme pas la porte à la coopération avec ses adversaires. « Chose certaine, M. Côté est un gentleman. Je pense que tout le monde peut amener de l'eau au moulin. On va laisser retomber la poussière, mais il a été inspirant dans cette campagne », a commenté M. Coderre au lendemain des élections.

Je dois vous avouer que, personnellement, j'ai des affinités avec Marcel Côté. J’ai découvert ça au fur et à mesure : sa maturité, sa profondeur.

Denis Coderre

Au sujet de Richard Bergeron, il note que son programme a du contenu, bien qu'il se dise en désaccord avec sa « façon d'être et son approche, qui est un peu dogmatique ».« Mais il fait partie des Montréalais qui veulent faire une différence », souligne-t-il.

M. Coderre qualifie Mélanie Joly de fougueuse et dynamique, affirmant que Montréal a besoin d'hommes et de femmes qui peuvent offrir leur contribution.

Pour consulter tous les résultats des élections municipales, cliquez ici.

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