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Janie, 22 ans, résiliente face à la maladie mentale

Janie, un exemple d'espoir.

Janie, un exemple d'espoir.

Photo : Akli Aït Abdallah

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Janie a le sourire de sa vingtaine, grand et lumineux. Un sourire de victoire face aux affres d'une enfance et d'une adolescence jalonnées de problèmes psychiatriques et d'un séjour à l'hôpital.

Un reportage d'Akli Ait-Abdallah (Nouvelle fenêtre) à Désautels le dimanche

Janie a longtemps souffert d'anxiété de performance, de troubles obsessionnels compulsifs et d'anorexie sévère.

Sylvie se souvient de la douleur de voir sa fille prisonnière d'une maladie qu'elle niait, tout en refusant de se soigner. Pour l'emmener voir les psychologues et les psychiatres de l'hôpital Sainte-Justine, la mère doit trainer sa fille de force. À la maison, les tensions sont telles que son couple vole en éclats.

La semaine passée, nous vous avons présenté un reportage sur les enfants présentant des troubles de santé mentale. Y ont pris la parole des parents, des thérapeutes, et des médecins. Pour dire la difficulté qu'il y a à gérer un quotidien épuisant et à obtenir de l'aide suffisamment tôt pour empêcher la maladie de s'installer, de s'aggraver et de compromettre l'avenir de ces enfants.

En préparant ce reportage, Akli Ait-Abdallah a rencontré Janie et sa maman, Sylvie. Devant la force de son témoignage, nous avons décidé de lui consacrer tout un reportage. Une histoire difficile, mais aussi exceptionnelle.

8 mois à l'hôpital psychiatrique

À 16 ans, Janie est tellement mal en point que son médecin décide, avec l'accord des parents, de la confier à l'expertise du seul hôpital psychiatrique pour enfants de la province, l'hôpital Rivière-des-Prairies. 

Elle y restera huit mois, dont trois complètements coupée du monde extérieur. 

Si vous ne parvenez pas à écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

« Je suis fière de raconter mon histoire »

Aujourd'hui, Janie a 22 ans , et va mieux. Pas complètement guérie, non. Mais mieux « outillée pour faire face à ses démons ». Janie est sur le point d'achever un baccalauréat en travail social. Douée, elle aurait pu devenir médecin, ou avocate. Mais la jeune fille a choisi de servir là où elle a souffert, mais aussi où elle s'est construite.

Je n'ai pas à avoir honte d'avoir eu des difficultés au niveau psychologique, au niveau psychiatrique. Je n'ai pas à avoir honte d'avoir des difficultés, parce que ça fait partie de la vie.

Janie

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Janie vous écrit une lettre

Vous êtes nombreux à avoir écrit à Janie après son témoignage sur la maladie mentale. Des mots qui l'ont touchée, si bien qu'elle a voulu vous répondre. Cliquez ici pour lire sa lettre (Nouvelle fenêtre).

En vue de l'émission de cette semaine à Désautels le dimanche, à 10 h, nous vous avons posé la question : selon vous, se préoccupe-t-on suffisamment de la santé mentale de nos enfants? Vous pouvez relire les commentaires ci-dessous.

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