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David Lemelin dit avoir l'appui de ses candidats à 100 %

David Lemelin

David Lemelin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après une rencontre d'urgence, houleuse par moments, qui s'est tenue vendredi matin avec les candidats de Démocratie Québec, David Lemelin a fait savoir qu'il jouissait de l'appui de tous ses candidats.

Les révélations sur son passé judiciaire n'ébranlent pas sa volonté de demeurer chef du parti. 

Le candidat à la mairie de Québec s'est expliqué devant les représentants de la presse au sujet du pardon qu'il a obtenu à la suite d'une condamnation pour voies de fait sur son ex-conjointe en 1993, une histoire révélée jeudi par Le Journal de Québec.

Flanqué de sa conjointe et de tous ses candidats, le chef de Démocratie Québec a reconnu avoir commis une erreur de jeunesse.

Visiblement ému, David Lemelin a dit qu'il s'excusait de ne pas avoir parlé de cet épisode aux membres de son parti. Il a du même souffle qualifié de geste regrettable les événements qui se sont produits en 1993.

Le chef de Démocratie Québec a néanmoins insisté pour dire qu'il avait obtenu un pardon de la cour, il y a un an. David Lemelin a également affirmé que les membres de son parti lui avaient pardonné au terme de la rencontre d'urgence tenue vendredi matin.

Une « manoeuvre médiatique »

Le candidat à la mairie n'a pas manqué l'occasion de décocher une flèche à l'endroit du Journal de Québec, sans le nommer.

David Lemelin a dit croire à une manœuvre médiatique orchestrée pour lui nuire « On cherche à me diaboliser et à détruire ma réputation à 48 h du scrutin. Quel beau hasard, n'est-ce pas? C'est un coup bas et méprisant qui n'est pas à la hauteur du journaliste que j'ai fréquenté et pratiqué pendant 12 ans de ma vie professionnelle », a-t-il dit.

David Lemelin dit ne pas comprendre pourquoi l'information sur sa demande de pardon a été rendue publique à seulement trois jours du scrutin.

« Que dois-je conclure quand je sais qu'un média possède cette information depuis au moins le 26 mars dernier [...] Puisque le pardon m'a été accordé il y a un an, il faut donc que l'on ait conservé cette information au chaud pendant plus d'un an afin de pouvoir s'en servir de façon intéressée afin de tordre le bras de la démocratie », a déclaré le chef de Démocratie Québec.

De son côté, la direction du Journal de Québec se défend d'avoir attendu pendant plusieurs mois avant de dévoiler le passé judiciaire de David Lemelin. Le rédacteur en chef du quotidien, Sébastien Ménard, soutient que l'information concernant David Lemelin a été révélée par une source anonyme il y a quelques jours.

Il fallait la publier, soutient-il. « David Lemelin s'est beaucoup défini en opposition à Régis Labeaume, en qualifiant Régis Labeaume de violent, de personnage agressif, en dénonçant son comportement [...] Là, on se rend compte que lui-même, dans son passé, n'a pas toujours lavé plus blanc que blanc », a dit M. Ménard.

Le candidat de Démocratie Québec, Patrick PaquetAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le candidat de Démocratie Québec, Patrick Paquet

Les candidats se rallient

Même si plusieurs candidats de Démocratie Québec auraient souhaité que David Lemelin fasse preuve de transparence au début de la compagne concernant son passé, ils réitèrent néanmoins toute leur confiance en leur chef.

« C'est certain que j'aurai préféré le savoir plus tôt, mais je comprends les motifs qui ont mené à cette décision-là de la part de David Lemelin », a réagi Anne Guérette, conseillère sortante dans le district Cap-aux-Diamants.

De son côté, le candidat dans le district de Neufchâtel-Lebourneuf, Patrick Paquet, a nuancé le discours qu'il avait tenu plus tôt vendredi matin avant la rencontre d'urgence. Au terme de la rencontre avec son chef, M. Paquet dit avoir passé l'éponge. « C'est une erreur de jeunesse qu'il a eue [...] Il m'a demandé son pardon ce matin puis je lui ai accordé mon pardon, parce qu'il m'a donné les bonnes explications », a-t-il expliqué.

Patrick Paquet avait laissé savoir plus tôt en matinée qu'il n'aurait pas hésité à fonder sa propre formation politique avec Anne Guérette s'il avait su que son chef avait eu des démêlés avec la justice dans le passé.

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