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Biographie de John Fitzgerald Kennedy

John F. Kennedy
Radio-Canada

John Fitzgerald Kennedy est né le 29 mai 1917 à Brooklyn, au Massachusetts. Il est le deuxième garçon d'une famille catholique et fortunée, d'origine irlandaise, de neuf enfants.

Son père, Joseph, a fait fortune par des investissements judicieux et grâce à la contrebande d'alcool au cours de la prohibition. Il a conservé ses avoirs en retirant ses placements au bon moment avant le krach boursier de 1929. Devenu un financier très influent, il a été ambassadeur des États-Unis à Londres de 1937 à 1941.

John entreprend des études brillantes à Harvard, mais s'avère aussi un élève fanfaron, coureur de jupons. Son père, qui destine l'un de ses fils à la présidence des États-Unis, lui préfère l'aîné, Joe, plus sérieux, pour réaliser ses ambitions. Mais Joe fils sera tué au combat lors de la Deuxième Guerre mondiale.

John aura alors la lourde tâche d'accomplir le destin de son défunt frère. Après la Deuxième Guerre mondiale, d'où il revient en héros après avoir été blessé dans le Pacifique Sud, il se consacre à réaliser les ambitions politiques de son père.

Âgé de seulement 29 ans, John Kennedy est élu à la Chambre des représentants en 1946, avant d'être élu sénateur démocrate du Massachusetts en 1952, en défaisant Henry Cabot Lodge. Au sein du parti, il défend des programmes de réformes sociales et d'intégration raciale.

Le 12 septembre 1953, Kennedy épouse Jacqueline Lee Bouvier, une journaliste au Washington Times-Herald. Le couple aura trois enfants : Caroline, née le 27 novembre 1957, John, né le 25 novembre 1960, et Patrick, mort-né en août 1963.

John F. Kennedy et sa femme Jackie lors du baptême de leur fils John (10 décembre 1960)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

John F. Kennedy et sa femme Jackie lors du baptême de leur fils John (10 décembre 1960)

Photo : AFP / archives

En 1956, Kennedy décide de se présenter à la vice-présidence démocrate pour les élections présidentielles. Il est battu par six voix seulement, mais Joseph Kennedy jure que ce sera la dernière défaite de son fils. L'année suivante, Kennedy lance Profiles in courage, un essai qui résume sa vision politique pour le pays. Il décroche le prix Pulitzer la même année.

Alors que les analystes ne donnent pas cher d'une éventuelle victoire, Kennedy se lance dans la course à l'investiture démocrate en vue des présidentielles de 1960. Il bat le sénateur du Texas, Lyndon Baines Johnson, lors des primaires. Il en fera son colistier en vue de la campagne présidentielle contre Richard Nixon.

Dans l'histoire politique américaine, Kennedy est perçu comme le premier président de la télévision. Au cours du débat télévisé contre son adversaire Richard Nixon, son air détendu et son teint bronzé lui adjugent la victoire, alors que les analystes du même débat radiodiffusé concluaient à un match nul.

En novembre 1960, John F. Kennedy remporte la présidence avec un peu plus de 100 000 votes, soit la plus courte majorité de l'histoire, exception faite de la victoire de George W. Bush avec une minorité de votes aux élections de 2000.

Le président américain John F. Kennedy, lors de sa célèbre visite à Berlin, en 1963.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président américain John F. Kennedy, lors de sa célèbre visite à Berlin, en 1963.

Photo : AFP / DPA- AFP

Le plus jeune président de l'histoire américaine

À 43 ans, Kennedy devient aussi le plus jeune président de l'histoire des États-Unis. En pleine effervescence des années 60, il incarne le changement et la jeunesse. Malgré son apparente forme physique, Kennedy doit toutefois composer avec une santé précaire, ce qui demeurera l'un des secrets les mieux gardés de sa présidence.

Il est atteint de la maladie d'Addison, issue d'un dérèglement de l'adrénaline. Il endure ainsi de sévères et constants maux de dos, doit porter un corset tous les jours et doit souvent rester couché et se déplacer avec des béquilles.

Pour éloigner la douleur, il doit aussi ingérer de la cortisone et un cocktail de médicaments, ce qui, paradoxalement, lui donne un meilleur teint. Son médecin, Max Jacobson, surnommé Dr Feelgood, doit aussi l'accompagner partout. Kennedy a d'ailleurs reçu quatre fois l'extrême-onction avant d'être élu président. Ses proches sont convaincus qu'il aurait passé un second mandat en fauteuil roulant, à l'instar du président Franklin D. Roosevelt, atteint de la polio.

Notre point commun, c'est que nous vivons tous ensemble sur cette petite planète, que nous respirons tous le même air, que nous nous préoccupons tous de l'avenir de nos enfants et que nous sommes tous mortels.

John Fitzgerald Kennedy

Politique extérieure...

Sur le plan de la politique étrangère, Kennedy, encore considéré comme un novice, donne le feu vert à la CIA en 1961 pour qu'elle soutienne le débarquement de la baie des Cochons, à Cuba. Menée par des exilés anticastristes, l'opération, qui visait à renverser le président Fidel Castro, est un échec. Kennedy confiera, en privé, que la CIA lui avait menti. Le reste de son mandat sera ainsi marqué d'une profonde méfiance à l'égard des institutions américaines comme la CIA, le FBI et l'armée.

L'année suivante, des avions-espions américains prennent des clichés de bases de missiles soviétiques, potentiellement chargés de têtes nucléaires, déployées sur le territoire de Cuba. Face à cette découverte, le Haut Commandement américain lui conseille d'intervenir militairement, mais Kennedy hésite.

Fidel Castro dans un tank, près de la plage Giron, durant l'invasion de la baie des Cochons.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fidel Castro dans un tank, près de la plage Giron, durant l'invasion de la baie des Cochons.

Photo : PC/Granma/Raul Corrales

Réticent à lancer une offensive qui pourrait précipiter le monde dans un conflit nucléaire, Kennedy met Cuba en quarantaine et lance un ultimatum au président soviétique, Nikita Khrouchtchev, afin qu'il démantèle ses bases de missiles.

Le bras de fer entre les deux puissances s'intensifie lorsque des bateaux soviétiques chargés d'ogives se dirigent vers Cuba.

Au tout dernier moment, Khrouchtchev rappelle ses navires et ordonne le démantèlement des bases à Cuba. En retour, Kennedy s'engage à ne pas envahir Cuba. Le monde pousse un soupir de soulagement, et Kennedy gagne des jalons sur l'échiquier politique mondial. Mais les hautes sphères militaires considèrent qu'en privilégiant la diplomatie, Kennedy a montré des signes de faiblesse face à l'ennemi soviétique.

Kennedy souhaite désamorcer la guerre froide et se rapprocher de l'URSS afin d'éloigner le monde de la menace créée par la course aux armements. Il signe d'ailleurs le traité de Moscou sur le désarmement nucléaire le 5 août 1963.

L'humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l'humanité.

John Fitzgerald Kennedy

Kennedy est aussi celui qui accroît l'engagement militaire américain au Vietnam, après les premières troupes envoyées par le président précédent, le républicain Dwight Eisenhower. Les effectifs américains passent à 17 000 hommes. N'empêche que des signes d'une croisade difficile au Vietnam se font sentir.

Kennedy déclare, lors d'une entrevue sur le sujet, que cette guerre est la guerre des Vietnamiens, que « ce sont eux qui doivent la gagner ou la perdre », et il ouvre la voie au retrait de ses troupes. Des documents, publiés longtemps après sa mort, confirment qu'il souhaitait un retrait des troupes américaines avant 1965.

...et intérieure

Sur le front intérieur, Kennedy lance la « Nouvelle Frontière », un plan social qui entend s'attaquer aux insuffisances et aux déséquilibres de la société américaine. Il sera aussi l'un des précurseurs de la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis en appuyant le mouvement pour les droits civiques mené par le pasteur Martin Luther King. Un héritage qui sera mis en application sous Johnson.

Kennedy lance aussi un appel au rêve : les États-Unis enverront un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Il ne verra pas ce jour.

Le 22 novembre 1963, lors d'une visite à Dallas, au Texas, John F. Kennedy est assassiné. Sa mort tragique fera passer sa présidence écourtée au rang de mythe. Malgré des infidélités amoureuses qui seront connues après sa mort, ces aventures extraconjugales n'atteindront jamais l'homme d'État. Kennedy reste dans l'imaginaire la première icône d'un clan élevé au rang de famille royale aux États-Unis.

On connaît une nation aux hommes qu'elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu'elle honore.

John Fitzgerald Kennedy

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