•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Claude Généreux candidat à la présidence de la FTQ

Claude Généreux lors d'une conférence de presse à Montréal

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada
Mis à jour le 

L'ancien secrétaire-trésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Claude Généreux, sera candidat à la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Il en a fait l'annonce officielle jeudi après-midi.

« Les problèmes que vit présentement la FTQ nous détournent de notre mission, a affirmé M. Généreux. Les travailleuses et travailleurs, syndiqués ou non, ont soif de transparence et d'intégrité. Aujourd'hui, je lève ma voix pour que la FTQ fasse clairement partie de la solution. »

M. Généreux, qui a également été à la tête de la section québécoise du SCFP de 1993 à 2001, tentera de ravir la présidence à l'actuel président Michel Arsenault, contesté au sein de la centrale syndicale.

C'est le temps de défendre nos membres plutôt que de défendre notre réputation.

Claude Généreux

Le candidat se montre critique envers Michel Arsenault, affirmant toutefois ne pas vouloir lui « lancer de la boue ». Selon lui, l'actuel président aurait dû être « plus transparent ».

Le candidat considère qu'après la révélation, en 2009, des liens entre le président de la FTQ et l'entrepreneur Tony Accurso, Michel Arsenault avait eu une première chance de montrer patte blanche. « Il [Michel Arsenault] avait fait amende honorable. Il nous disait : "J'ai peut-être entrepris mon mandat avec des coches mal taillées. J'ai droit à quelques erreurs". On lui a donné le bénéfice du doute. Trois ans plus tard, on découvre des choses qui sont déplorables. »

Capable de faire le ménage

Claude Généreux affirme qu'il est capable de faire le ménage à la FTQ, donnant en exemple une situation survenue il y a plus de dix ans, alors qu'il venait d'être élu à titre de secrétaire-général du SCFP.

« J'ai découvert, une semaine après ma nomination, que le directeur des finances avait mis "la patte dans le miel". Je l'ai congédié, j'ai appelé la police, j'ai déposé une plainte. Cela a duré quatre jours dans les médias. [La situation actuelle] a duré quatre ans. Parce qu'il y a eu un déni. La vérité finit toujours par se savoir. »

En entrevue à l'émission 24/60, il a indiqué croire que les membres de la FTQ souhaitent que le ménage se fasse. « Je n'ai pas remarqué beaucoup de résistance [au ménage]. Il n'y a pas grand monde qui a quelque chose à cacher. On a trouvé le nid de vipères. On a ouvert les lumières. Quand on ouvre les lumières, les coquerelles vont se cacher. »

Appui du SCFP

Claude Généreux a notamment l'appui des directions des syndicats canadiens de la fonction publique. « Claude Généreux est le candidat idéal pour ramener la FTQ sur les rails. C'est un homme d'une grande intégrité et d'un dévouement sans borne », a indiqué la présidente de la section québécoise du SCFP, Lucie Levasseur.

Une majorité des secteurs d'activités du SCFP-Québec, affilié à la FTQ, avaient déjà annoncé qu'ils n'appuieront pas M. Arsenault lors du prochain congrès de la centrale syndicale, prévu à la fin novembre. C'est d'ailleurs de cette faction de la centrale syndicale dont est issu M. Généreux.

Le secrétaire général du SCFP-Québec, Denis Bolduc, avait précisé, la semaine dernière, que des membres de son syndicat étaient notamment préoccupés, en ce qui concerne M. Arsenault, par les allégations émanant de la commission Charbonneau.

Le congrès de la FTQ se tiendra du 25 au 29 novembre prochain à Québec.

Plusieurs « défis » à relever

Claude Généreux a par ailleurs donné un aperçu des dossiers auxquels il entend s'attaquer s'il est élu. « De l'assurance-emploi aux attaques antisyndicales du gouvernement Harper, en passant par les régimes de retraite, l'AECG et l'avenir du Fonds de solidarité FTQ, le travail ne manque pas pour le mouvement syndical. »

Il a ajouté vouloir que « le souffle du printemps érable ne se dissipe pas ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Société