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Le congrès conservateur s'ouvre sur fond de scandale

Le premier ministre Stephen Harper durant la période des questions, le 30 octobre 2013.

Le premier ministre Stephen Harper durant la période des questions, le 30 octobre 2013.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le congrès national du Parti conservateur s'est ouvert jeudi soir à Calgary et certains députés craignent la colère de la base militante au sujet des dépenses injustifiées de certains de leurs sénateurs et du cafouillage qui s'en est suivi.

Les militants ne seront pas dans les meilleures dispositions, puisqu'ils ont appris cette semaine que leurs dons avaient servi à rembourser un peu plus de 13 500 $ de frais judiciaires au sénateur Mike Duffy.

Ce chèque s'ajoute à celui de 90 000 $ qui, selon la version de M. Harper, aurait été signé par son ex-chef de cabinet, Nigel Wright, pour que M. Duffy puisse rembourser des dépenses inappropriées.

M. Harper attaque sans réserve depuis deux semaines les sénateurs Mike Duffy, Pamela Wallin et Patrick Brazeau et appelle le Sénat à voter sur les motions destinées à les priver de leur salaire durant deux ans. Les débats s'étirent toutefois à la Chambre haute, alors que certains conservateurs et libéraux s'opposent à la suspension des trois sénateurs avant que la GRC ait terminé ses enquêtes.

À lire aussi : Jeudi après-midi, après une semaine de débat, le Sénat a ajourné ses audiences jusqu'à la semaine prochaine.

Les trois sénateurs tombés dans la disgrâce assurent qu'ils n'ont rien fait de mal et qu'ils sont victimes d'un scénario concocté par le bureau du premier ministre pour étouffer le scandale. Ils souhaitent obtenir une punition moindre que la suspension qui les menace. Une motion visant à leur permettre de garder leur assurance maladie et leur assurance vie a notamment été discutée.

Le premier ministre a changé plus d'une fois de version relativement aux informations qu'il avait obtenues (ou pas) de Nigel Wright. En début de semaine, excédé par les attaques de l'opposition, M. Harper a accusé son ex-chef (Nouvelle fenêtre) de cabinet Nigel Wright d'être l'auteur du gâchis.

Le président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, est venu au secours de M. Harper, mercredi, en concluant que ce dernier n'avait pas « délibérément » trompé la Chambre des communes (Nouvelle fenêtre). Il rejetait ainsi une requête du Nouveau Parti démocratique.

3000 militants attendus

Près de 3000 militants sont attendus à Calgary pour cette rencontre qui a lieu tous les deux ans.

Un haut responsable du Parti conservateur en Alberta a envoyé un courriel aux membres du parti leur conseillant de refuser de répondre à toutes les questions sur l'affaire Duffy et de laisser le directeur des communications du parti se débrouiller avec les journalistes durant le congrès.

Dans les couloirs, la question de la réforme du Sénat fait débat parmi les délégués, même si elle n'est pas dans le programme officiel du congrès conservateur.

Officiellement, les conservateurs veulent profiter de ce rassemblement pour se féliciter de leurs récents accomplissements comme l'entente de libre-échange avec l'Union européenne et le succès de leurs mesures fiscales qui devrait permettre au gouvernement de rétablir l'équilibre budgétaire en 2015.

Ils discuteront également du pouvoir des syndicats, que certains conservateurs veulent limiter.

Le congrès se terminera samedi, après les discussions et les votes sur les politiques du parti. Le premier ministre Stephen Harper doit livrer un discours à ses troupes vendredi soir.

Lire nos blogues :

Manon Globensky : En route pour Calgary

Denis Ferland : Harper, une porte de sortie? (Nouvelle fenêtre)

Le scandale des dépenses au Sénat

Depuis les dernières élections, il y a deux ans, les conservateurs ont perdu 13 points dans les intentions de vote et les néo-démocrates 6 points, presque tous ces votes allant aux libéraux qui prennent une solide avance.

Dans une entrevue accordée à Peter Mansbridge de la CBC, mercredi, l'ancien premier ministre progressiste-conservateur Joe Clark affirme que s'il avait un conseil à donner à Stephen Harper, ce serait de dire la vérité aux Canadiens sur toute cette affaire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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