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Déficiences : combatre les tabous sur le marché de l'emploi

Le reportage de Louis-Philippe LeBlanc
Radio-Canada

Les employeurs peuvent parfois être réticents à embaucher des personnes ayant des déficiences. Le Bureau des personnes handicapées du Manitoba honore mercredi un employé de la Caisse groupe financier qui combat ce handicap.

Le Bureau félicite Bernard Marcoux, vice-président de la technologie informatique à la Caisse. Celle-ci emploie notamment Dominique Boisvert, atteint du syndrome d'Asperger. Dominique s'assure du bon fonctionnement des systèmes informatiques, un travail essentiel.

« C'est un emploi en soirée, la fin de semaine, souvent occupé par des étudiants », explique Bernard Marcoux. « Ce n'est pas un poste extrêmement exigeant, mais c'est très important d'avoir quelqu'un de fiable, en qui on peut avoir confiance, qui est là à l'heure et qui suit les procédures. »

« Et puis », fait valoir le vice-président, « le moins de roulement possible [de personnel], ça fait moins de formation, moins de transition, moins de stress pour embaucher ».

Besoin de main-d’œuvre

Le jeune Brett Devloo, propriétaire de l'entreprise The Blind Kid, participe à une foire d'emploi pour personnes ayant une déficience le 23 octobre 2013.Le jeune Brett Devloo a lancé l'entreprise de vêtements The Blind Kid, assumant sans gêne sa déficience visuelle. Photo : Radio-Canada

Les exemples de personnes ayant des déficiences et qui ont percé dans le marché de l'emploi sont nombreux. Dans une foire d'emploi pour ces travailleurs, Brett Devloo, aveugle, explique avoir lancé sa propre ligne de vêtements. « Ma mère m'a lancé l'idée à la blague, et je me suis dit "pourquoi pas"; alors j'ai démarré mon entreprise TBK, pour The Blind Kid (« l'enfant aveugle ») », relate M. Devloo.

Selon l'organisateur du salon, le marché de l'emploi du Manitoba a besoin de ces employés potentiels. « Le Manitoba estime qu'il doit trouver 75 000 nouveaux travailleurs d'ici 8 ans pour maintenir son économie », affirme Rob McInnis « et nous savons qu'il y a au moins 20 000 personnes avec des déficiences dans la province qui pourraient travailler avec un peu plus de soutien ».

Combattre les tabous

Toutefois, l'intégration n'est pas toujours facile. Les tabous sont toujours bien présents, surtout lorsque la condition n'est pas visible. « Les gens imaginent toujours le pire, alors nous devons les rassurer, leur dire : "que savez-vous du trouble bipolaire ou de l'épilepsie? Dans mon cas, cela se manifeste de cette manière et j'ai ces besoins », explique l'auteure et conférencière Denise Bissonnette.

« Il faut aller du général à l'individu », insiste-t-elle, « et nous rendons ainsi tout un service aux employeurs. Ils doivent être plus à l'aise, car la vérité, c'est qu'ils ont des tas d'employés avec des déficiences dont ils ne savent rien. »

D'après le reportage de Louis-Philippe Leblanc à ne pas manquer mercredi au Téléjournal Manitoba

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