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Procès pour proxénétisme à Ottawa : en attente du verdict

À Ottawa, le juge Michel Charbonneau commence à entendre un premier témoin au procès de Jacques Mungwarere.

À Ottawa, le juge Michel Charbonneau commence à entendre un premier témoin au procès de Jacques Mungwarere.

Photo : Rachel Gaulin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le procès d'une adolescente d'Ottawa accusée d'avoir dirigé un réseau de prostitution de mineures a pris fin, mardi matin, au palais de justice. La jeune fille de 16 ans a plaidé non coupable à 33 chefs d'accusation, dont traite de personnes, agression sexuelle et de vol.

Sept présumées victimes ont témoigné au cours des neuf semaines du procès. Elles ont expliqué comment l'accusée les avait attirées dans un guet-apens et forcées à se prostituer.

Dans ses plaidoiries finales lundi, l'avocate de la Couronne a soutenu que l'appât du gain de l'accusée l'avait poussée à convaincre d'autres adolescentes à se prostituer.

Selon elle, l'adolescente a usé de menaces, de coercition, de violence, d'alcool et de drogue pour arriver à ses fins.

Le tribunal doit rendre son verdict en décembre.

Verdict attendu pour deux autres accusées

Par ailleurs, les deux autres adolescentes, accusées de faire elles aussi partie du même réseau de proxénétisme, ont plaidé coupables à la fin septembre.

L'une d'elle, maintenant âgée de 16 ans, a reconnu sa culpabilité à six des 29 chefs d'accusation qui pesaient contre elle, soit trois chefs de recrutement de mineurs dans le but de les exploiter, de fabrication et de distribution de pornographie juvénile, de leurre par le biais d'Internet et de vol.

Elle demeure détenue jusqu'au prononcé de sa sentence prévue le 20 décembre.

Une deuxième jeune femme, maintenant âgée de 18 ans, a également plaidé coupable à quatre des neuf accusations déposées à son endroit, soit traite de personnes, vol qualifié, menaces et violation d'engagement.

Rappelons que les adolescentes auraient attiré par le biais des médias sociaux des victimes d'âge mineur, dont une de moins de 14 ans, afin de les forcer à se prostituer.

Les événements se seraient déroulés entre le début du mois d'avril et le début de juin 2012.

La défense a accepté la requête de la Couronne qui recommande des peines pour adultes si une des accusées, ou chacune d'elles, est reconnue coupable. La peine serait ainsi plus sévère que celle imposée à de jeunes contrevenants.

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