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Le projet d'accord de libre-échange avec l'Europe est déposé en Chambre

Le premier ministre Stephen Harper et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, le 18 octobre 2013.

Le premier ministre Stephen Harper et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, le 18 octobre 2013.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un résumé de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne a été présenté à la Chambre des communes, mardi. 

Le premier ministre Harper a salué ce qu'il qualifie de plus importante entente commerciale jamais conclue par le Canada, avant de déposer un rapport de 30 pages sur les résultats des dernières négociations. 

« C'est une victoire historique », a-t-il déclaré. 

L'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne a été signé le 18 octobre à Bruxelles par le premier ministre Harper et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il devra encore être approuvé par le Parlement européen, les 28 pays membres de l'UE, et au Canada, par les gouvernements fédéral et provinciaux, ce qui pourrait prendre environ deux ans.

L'entente permettra de réduire les droits de douane dans tous les domaines, de rationaliser la réglementation et de réduire les lourdeurs administratives qui freinent les échanges. Selon le Canada et l'UE, elle pourrait faire progresser leurs échanges commerciaux de 20 %, générant ainsi 35 milliards de dollars d'activités économiques supplémentaires par année. Au pays, elle pourrait se traduire par la création d'environ 80 000 emplois au pays, selon M. Harper. 

L'accord de libre-échange suscite toutefois de vives inquiétudes chez les producteurs agricoles québécois, plus particulièrement chez les fromagers qui craignent les impacts sur leur industrie. 

Le premier ministre Harper a assuré que des compensations seront versées à ceux qui seront pénalisés par l'entente. 

L'Accord économique et commercial global en bref:

  • L'objectif : réduire les barrières au commerce, notamment en éliminant les droits de douane et en harmonisant la réglementation et les normes.
  • L'accord couvre pratiquement tous les secteurs d'activité, autant les biens, les services que l'investissement.
  • Le système de gestion de l'offre (les quotas de production) dans le domaine agricole est protégé.
  • La reconnaissance des titres professionnels sera simplifiée et les employés qualifiés devraient plus facilement pouvoir travailler temporairement d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique.

Les exportateurs européens seraient avantagés

Par ailleurs, les exportateurs européens feraient trois fois plus d'économies sur les droits de douane que leurs homologues canadiens en vertu du nouvel accord de libre-échange entre les deux zones, rapporte La Presse Canadienne.

Les exportateurs européens épargneraient ainsi plus de 670 millions de dollars par année en tarifs douaniers, contre quelque 225 millions de dollars pour ceux du Canada.

Des sources ont confirmé à La Presse Canadienne que ces évaluations, qui semblent considérablement favoriser les exportateurs européens, sont citées dans une analyse interne de l'UE sur l'accord de principe récemment conclu avec le Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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