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Autistes musiciens et réalisateurs de la relève au FCIAT

Le Théâtre du cuivre, hôte du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le Théâtre du cuivre, hôte du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Radio-Canada

La troisième journée du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) a été marquée par la présentation du documentaire L'autiste au tambour. Les cinéphiles intéressés par la relève ont également pu constater le jeune talent cinématographique régional en après-midi.

Yoan, percussionniste et chanteur

Yoan, percussionniste et chanteur

Le Rouynorandien Mohamed Ghoul est un musicothérapeute fort coloré. À l'aide d'une méthode qu'il a lui-même développée, il initie les jeunes autistes à la musique. Cette initiation commence souvent avec les percussions. Avec certains jeunes de son groupe, il a effectué un voyage en France pour leur faire vivre l'expérience de donner des concerts outre-mer et pour y rencontrer d'autres jeunes autistes musiciens. Le documentaire d'Yves Langlois retrace ce périple, nous permettant d'y rencontrer plusieurs personnages touchants et inspirants dont Thomas, un très jeune homme qui a un sens du rythme inné, Yoan, un batteur et chanteur charismatique, Joffrey, un artiste aux talents multiples, et Diane, nouvellement arrivée dans le groupe.

Immédiatement après le film, Yoan semblait extrêmement fier d'avoir figuré dans un film présenté au FCIAT.

Le film français Une autre vie a ensuite clos la soirée.

Au cours de l'après-midi, le public a pu apprécier le film canado-belge Diego Star, réalisé par Frédérick Pelletier. Le long-métrage met en relief le jeu émouvant d'Issaka Sawadogo et de Chloé Bourgeois, deux belles découvertes.

Diego Star était précédé d'un bloc de la relève, présentant des films d'étudiants du Cegep de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Chacun des courts métrages présentés révélaient un talent de réalisation certain ou des personnages riches et passionnant.

Annie-Claude Caron, jeune réalisatrice

Annie-Claude Caron, jeune réalisatrice rouynorandienne

Photo : Christian Leduc, FCIAT

Le documentaire La dernière bobine, traitant de l'histoire des salles de cinéma à Rouyn-Noranda, s'est démarqué du lot par la teneur de son sujet et par le lieu de son tournage. La jeune réalisatrice rouynorandienne Annie-Claude Caron amène le public dans l'ancienne salle de projection du défunt cinéma Alexander, en compagnie du projectionniste Andrey Voznijs, aujourd'hui lié au cinéma Paramount de Rouyn-Noranda. Dans cette salle de projection, le temps s'est arrêté. Tout est resté en place : projecteur, bobines et outils d'époque. On y retrace brièvement l'histoire locale des salles de cinéma et l'évolution du métier de projectionniste.

La jeune passionnée de cinéma nous a expliqué sa démarche.

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