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Épidémie de polio dans le nord-est de la Syrie

Un enfant au milieu des ruines du village Azzaz dans le nord de la Syrie.

Un enfant au milieu des ruines du village Azzaz dans le nord de la Syrie.

Photo : AFP / MIGUEL MEDINA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme qu'une dizaine d'enfants sont atteints de poliomyélite dans le nord-est de la Syrie.

Les examens menés en laboratoire ont confirmé le diagnostic pour 10 des 22 cas suspects signalés dans la région de Deir Ezzor. Les résultats des 12 autres sont attendus dans les prochains jours.

L'OMS soutient qu'il s'agit déjà d'une épidémie. Le porte-parole de l'organisation, Oliver Rosenbaeur, affirme que « le risque est élevé qu'elle se propage dans la région ».

La dernière éclosion de polio en Syrie remonte à 1999.

Les Nations unies mènent présentement une large campagne de vaccination infantile dans le pays pour prévenir l'éclosion de telles épidémies. L'ONU espère vacciner plus de 2 millions d'enfants contre la polio, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Des campagnes de vaccination sont également prévues dans les pays voisins de la Syrie, qui accueillent un nombre important de réfugiés.

La polio est une maladie extrêmement contagieuse, et qui touche majoritairement les enfants de moins de cinq ans. Elle peut causer la paralysie et la mort. 

Le vice-premier ministre limogé

Le vice-premier ministre syrien, Qadri Jamil, qui a récemment rencontré des responsables américains en Suisse, a été démis de ses fonctions mardi pour avoir quitté le pays et pris des initiatives sans l'aval du gouvernement, rapportent les médias officiels syriens.

« Jamil a été limogé parce qu'il a quitté le lieu de son travail sans autorisation préalable et qu'il a manqué à ses devoirs (...) en outre, il s'est lancé dans des initiatives à l'extérieur du pays sans coordination avec le gouvernement", est-il dit dans un communiqué diffusé par la télévision d'État.

Des responsables américains et proche-orientaux ont déclaré à Reuters que Qadri Jamil avait rencontré l'ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie Robert Ford, samedi à Genève.

Succès kurdes dans la région

Par ailleurs, des rebelles kurdes ont remporté de nombreux combats dans la province de Hassaké, dans le nord de la Syrie, au cours des dernières heures, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les membres du Comité de protection du peuple, la principale milice kurde en Syrie, ont pris les villages de Safa, Karhouk et Yousfiyé, au terme de combats avec les djihadistes du Front Al-Nosra et de l'État islamique en Irak et au Levant. Un peu plus à l'est, à Al-Jawadiyé, c'est un bataillon de l'Armée syrienne libre qui a baissé les armes devant les Kurdes, selon l'OSDH. Samedi, les soldats kurdes avaient également pris le contrôle d'un important poste frontalier avec l'Irak.

Le nord-est de la Syrie est en proie depuis plusieurs mois à des combats entre les rebelles djihadistes et les Kurdes, qui souhaitent y instaurer une zone autonome, à l'instar des Kurdes d'Irak.

Cette nouvelle flambée de combats dans le nord du pays survient en même temps que la visite en Syrie de l'émissaire international Lakhdar Brahimi, qui tente d'organiser une conférence de paix internationale à Genève dans un mois.

Il a notamment rencontré à Damas un membre influent de l'opposition syrienne. Hassan Abdel Hazim, chef du Comité de coordination pour le changement national et démocratique, prône une transition démocratique paisible dans le pays, et n'est pas associé à la Coalition nationale syrienne ou aux groupes rebelles qui combattent pour renverser le président Bachar Al-Assad.

Le Comité croit notamment que les Syriens doivent déterminer par eux-mêmes le sort réservé au président, une opinion partagée par Lakhdar Brahimi. « La conférence de Genève est une rencontre entre les parties syriennes et se sont elles, et pas moi, qui vont fixer la phase transitoire et la suite », a-t-il déclaré aux journalistes à Damas.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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