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SFM : états généraux acceptés et nouvelle loi réclamée

Justin Johnson prend parole du l'asemblée générale annuelle de la Société franco-manitobaine (SFM), le jeudi 24 octobre 2013.
Le président du Conseil jeunesse provincial Justin Johnson prend parole du l'asemblée générale annuelle de la Société franco-manitobaine (SFM), le jeudi 24 octobre 2013. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

En plus de permettre l'adoption de trois propositions importantes, l'assemblée générale annuelle de la Société franco-manitobaine (SFM) est devenue le théâtre de revendications auprès du premier ministre manitobain et d'une ministre fédérale.

À la suite d'amendements mineurs, les membres ont voté en faveur de la tenue d'états généraux de la francophonie manitobaine, de l'enseignement de l'histoire franco-manitobaine aux membres du conseil d'administration de la SFM et de jouer un rôle crucial au sein de la Division scolaire franco-manitobaine. Les propositions avaient été déposées il y a trois semaines par la rectrice de l'Université de Saint-Boniface, Raymonde Gagné, avec l'appui de l'ancien président de la SFM, Léo Robert.

La proposition sur les états généraux a suscité de vifs débats. Léo Robert a souhaité que la communauté bénéficie de la mise à jour du portrait du Manitoba français.

Ce que je souhaite, c'est une identification claire des défis de la communauté et de ce dont on a besoin pour les surmonter. Quand je parle de la communauté, je ne parle pas des organismes, mais des gens qui vivent dans les maisons, dans nos communautés francophones, que ce soit à Saint-Boniface, Saint-Vital, Saint-Lazare ou Laurier.

Léo Robert

M. Robert espère qu'un sondage révélera aussi les défis au niveau de la qualité du français chez les jeunes.

Le dg réclame une loi devant Selinger

Le directeur général de la SFM, Daniel Boucher, a profité de la présence du premier ministre, Greg Selinger, pour souligner que la SFM souhaite officialiser les services en français au moyen d'une loi provinciale. Ces services existent actuellement en raison d'une politique sur le bilinguisme, mais « une loi, évidemment, c'est plus difficile à changer qu'une politique », a fait valoir M. Boucher.

Alors nous revendiquons une loi, comme en Ontario, à l'Île-du-Prince-Édouard et d'autres provinces. Nous demandons à la province de s'assurer que nous ayons une base solide sur le plan législatif pour assurer notre pérennité et la durée de notre communauté.

Daniel Boucher, directeur général, SFM

Pour sa part, le premier ministre Selinger a dit qu'il préférait mettre en place une série de lois sur les services en français là où il y a un besoin.

La sénatrice Chaput s'en prend à la ministre Glover

D'autre part, la sénatrice libérale manitobaine Maria Chaput a fait un discours lors de l'assemblée générale annuelle. Elle a critiqué ouvertement la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover, pour son rôle dans les compressions budgétaires du journal La Liberté.

« Elle n'a qu'à donner l'ordre, et les critères [de financement fédéral aux publications comme La Liberté] seraient changés », a souligné la membre de la Chambre haute. « Il y a eu un oubli quelque part, et La Liberté a été pénalisée pendant que d'autres ont reçu beaucoup plus, et ce n'est pas correct. »

Je dis même que si La Liberté ne reçoit pas sa juste part de ce fonds-là [le Fonds du Canada pour les périodiques], c'est un manquement, un non-respect de la partie 7 de la Loi sur les langues officielles, qui a trait aux mesures positives.

Maria Chaput, sénatrice

Bilan : un renouveau

Dans son bilan de la soirée, le politologue Raymond Hébert a estimé qu'avec 200 personnes, la participation à l'assemblée avait été élevée. Il a aussi souligné que pour la première fois depuis des années, deux membres du conseil d'administration avaient été élus. Quatre autres ont accédé au conseil sans opposition. Le vice-président sortant de la SFM, Mamadou Ka, est dorénavant le président.

« Je pense que les trois grandes résolutions adoptées amènent de l'eau au moulin du conseil d'administration de la SFM », a dit M. Hébert.

Il y a également du sang nouveau. Je pense qu'il y a eu un renouvellement assez fondamental du conseil. C'est un mélange de jeunes et de moins jeunes et aussi un jeune anglophone francophile. C'est du nouveau pour la SFM.

Raymond Hébert, politologue

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