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Des juges perfectionnent leur français dans la Péninsule acadienne

Des juges anglophones perfectionnent leur français à Shippagan.

Des juges anglophones perfectionnent leur français à Shippagan.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des juges anglophones des quatre coins du Canada vont au Nouveau-Brunswick chaque année pour apprendre à mener un procès dans la langue de Molière.

Le centre des congrès de Shipaggan accueille ces jours-ci 18 juges de diverses cours provinciales.

« Il y a une obligation constitutionnelle qui permet à un anglophone ou francophone d'avoir une instance judiciaire dans la langue de son choix », explique Yvette Finn, du Groupe de formation linguistique pour les juges de nomination provinciale.

Yvette Finn et son équipe aident donc ces juges à perfectionner leur français dans le domaine juridique. Les juges francophones notent toutes les interventions de leurs homologues anglophones et leur donnent des conseils.

Ce travail de précision en vaut la peine, car les francophones sont présents d'un océan à l'autre. « C'est assez fréquent. On a dû faire 200 procès en français en Alberta depuis deux ans », souligne Victor Tousignant, juge en Alberta.

Neuf semaines de formation ont eu lieu depuis les débuts du programme en 2011. Les candidats de tous les niveaux sont acceptés.

Lesley Jackson, juge en chef à la Cour du Nouveau-Brunswick, est de retour à Shippagan pour la sixième fois. Il peut maintenant rédiger une décision complète en français à la suite d'un procès simulé. Il y a trois ans, c'était impossible pour lui.

C'est un gros effort pour les apprenants, mais c'est aussi le point fort de la semaine.

Une citation de :Lesley Jackson, juge en chef à la Cour du Nouveau-Brunswick

Le programme est aussi une vitrine touristique pour la région et les talents locaux sont mis à contribution. « On embauche des comédiens pour faire jouer des rôles de témoins lors des procès simulés », précise Mme Finn.

Ce programme d'immersion est un succès, et son financement est assuré pour les trois prochaines années. Plusieurs juges au fédéral veulent aussi tenter cette expérience. Il ne serait donc pas étonnant de les voir dans la région au cours des prochaines années.

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