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Les organismes communautaires dénoncent leur sous-financement

Les explications de Pascal Poinlane

Quelques milliers de représentants d'organismes communautaires de tout le Québec ont marché sur la colline parlementaire jeudi midi pour dénoncer le sous-financement chronique de leur secteur. Ils réclament 225 millions de dollars de plus par année au gouvernement.

Quelques milliers de représentants d'organismes communautaires de tout le Québec ont marché sur la colline parlementaire jeudi midi pour dénoncer le sous-financement chronique de leur secteur. Ils réclament 225 millions de dollars de plus par année au gouvernement.

Leur manque à gagner les force à réduire continuellement leurs services et à multiplier les démarches administratives pour obtenir des subventions au lieu d'aider la population.

« C'est une urgence », soutient Vicky Brazeau, porte-parole de la campagne « Je soutiens le communautaire ».

« On voit de plus en plus d'organismes qui doivent fermer temporairement leurs portes ou faire des mises à pied. Pour la population en général, ça veut dire moins de ressources dans leur communauté, moins de services, moins d'activités, donc des impacts sociaux importants », déplore-t-elle.

« Du côté des maisons des familles, on remarque au cours des cinq dernières années que les organismes ferment de plus en plus tôt, à la fin mai, et ne rouvre que tard en septembre. C'est moins de services pour les familles », indique Louisane Côté, directrice de la Fédération québécoise des organismes communautaires famille.

Des travailleurs du milieu communautaire de toutes les régions du Québec ont participé à la marche qui s'est mise en branle à la Place George V. Les manifestants se sont déplacés vers les bureaux du ministère de la Santé et des Services sociaux, avant de converger devant l'Assemblée nationale, où la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, est venue à leur rencontre.

Elle s'est dite très « sensible » à leurs revendications et « confiante » d'en arriver à une entente avec le milieu communautaire. Des pourparlers sont en cours. « Les choses vont bien, le climat est très bon dans nos échanges », a souligné la ministre Hivon. Elle souligne par exemple son ouverture au financement global des organismes plutôt que par projets, une des demandes des organismes.

Toutefois, les 225 millions de dollars réclamés semblent bien au-delà de ce que le gouvernement pourra leur offrir. « Vous connaissez le contexte budgétaire actuel », a simplement répondu Véronique Hivon. 

En mai dernier, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité une motion demandant au gouvernement de rehausser le financement des organismes d'action communautaire autonome en santé et services sociaux.

Il y a environ 4000 organismes communautaires au Québec.

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