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Dans une galaxie très, très loin de chez vous

Impression artistique de la galaxie z8_GND_5296.

Impression artistique de la galaxie z8_GND_5296.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des astronomes ont découvert une autre galaxie très éloignée. La lumière en provenance de la galaxie, désignée par les chercheurs sous le nom z8_GND_5296, a mis environ 13,1 milliards d'années pour atteindre le télescope spatial Hubble et l'observatoire Keck, à Hawaï. 

En novembre 2012, d'autres astrophysiciens américains avaient annoncé avoir détecté une galaxie encore plus lointaine : sa lumière a parcouru quelque 13,3 milliards d'années pour atteindre la Terre. Elle a donc pu être observée telle qu'elle était seulement 420 millions d'années après le big bang, alors que l'Univers n'avait que 3 % environ de son âge actuel (13,7 milliards d'années).

La nouvelle observation

De façon surprenante, sur un groupe de 43 galaxies potentielles, z8_GND_5296 est la seule dont on a la preuve chimique nécessaire pour confirmer sa distance.

La galaxie, environ un milliard de fois plus massive que le soleil, possède deux caractéristiques inhabituelles qui pourraient expliquer pourquoi elle est visible alors que d'autres galaxies ne le sont pas.

Cette image prise par le télescope spatial Hubble montre la galaxie 700 millions d’années après le big bang, soit environ 5 % de l’âge actuel de l’univers.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette image prise par le télescope spatial Hubble montre la galaxie 700 millions d’années après le big bang, soit environ 5 % de l’âge actuel de l’univers.

Photo : V. Tilvi, S.L. Finkelstein, C. Papovich, A. Koekemoer, CANDELS et STScI/NASA

Tout d'abord, z8_GND_5296 crée des étoiles à un rythme très rapide. Elle engendre environ 100 fois plus d'étoiles que notre galaxie, la Voie lactée, ce qui peut expliquer sa brillance supérieure aux autres galaxies potentielles.

Ensuite, elle contient un pourcentage étonnamment élevé d'éléments plus lourds que l'hydrogène et l'hélium, créés par fusion nucléaire à l'intérieur des étoiles. Aussi, soit la galaxie contient les restes provenant de l'explosion de très nombreuses étoiles massives, soit elle s'est formée dans une région de l'espace qui était parsemée des restes d'une précédente génération d'étoiles, expliquent les scientifiques.

« Il se pourrait que cette galaxie se trouve dans une région surdense [d'hydrogène ionisé], ce qui fait que nous la voyons [...], mais c'est quelque part de la conjecture. Pour ce que nous savons, les autres galaxies ont beaucoup plus de gaz hydrogène à l'intérieur des galaxies elles-mêmes et c'est pourquoi nous ne pouvons les voir », a déclaré Steven Finkelstein, maître-assistant à l'Université d'Austin, au Texas.

Lui et ses collègues espèrent pouvoir élargir leur recherche d'anciennes galaxies avec Hubble, mais pour des précisions sur z8_GND_5296, il faudra sans doute attendre que la NASA lance son successeur, le télescope spatial James Webb, en 2018.

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