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Imprimer de la peau

Une languette de peau produite en laboratoire

Une languette de peau produite en laboratoire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de Toronto croient pouvoir utiliser des imprimantes permettant de créer des objets en trois dimensions pour guérir les grands brûlés en reproduisant la peau humaine.

La technologie a été utilisée jusqu'ici pour imprimer toute sorte d'objets, allant des jouets jusqu'aux armes à feu, mais des spécialistes croient maintenant être en mesure de reproduire des tissus humains.

Il s'agit de reproduire les propriétés mécaniques de la peau, comme son élasticité et sa texture.

Une citation de :Lian Leng, étudiante au doctorat à l'université de Toronto

Le résultat est surprenant : de petites bandes de peau d'une dizaine de millimètres de largeur.

Elles sont produites grâce à une imprimante 3D modifiée, en utilisant un mélange de cellules humaines et d'un corps liquide à base d'algues.

Développée l'an dernier, la technologie est présentement testée sur des souris - de quoi susciter beaucoup d'intérêt dans le milieu de la santé, surtout pour le traitement des grands brûlés.

Cette technologie pourrait sauver des vies.

Une citation de :Mark Jeschke, directeur de l'unité de soin pour les grands brûlés de l'Hopital Sunnybrooke

L'idée a tout pour faire rêver et laisse entrevoir un monde où il serait possible de produire de la peau sur demande, en quantité illimitée.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, croit le directeur de LOEX, un laboratoire spécialisé en génie tissulaire et en médecine régénératrice.

« Avec cette impression 3D, il faut les mettre dans des conditions particulières et c'est relativement exigeant pour les cellules », soutient François Auger.

Une chose est certaine, néanmoins : tout le monde est d'accord pour dire qu'il faudra encore attendre plusieurs années avant qu'une première greffe de peau puisse être réalisée grâce à cette technologie.

La priorité des chercheurs est maintenant d'obtenir plus de financement pour poursuivre leur travail.

D'après le reportage d'Alex Boissonneault

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