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Économie montréalaise : les candidats à la mairie ciblent le transport

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Débat à la mairie de Montréal
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le thème du transport, surtout collectif, a dominé le débat à saveur économique qui a opposé lundi les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal.

Animé par Gérald Fillion devant des centaines de personnes réunies au Palais des congrès, le débat a permis à Richard Bergeron (Projet Montréal), Denis Coderre (Équipe Denis Coderre), Marcel Côté (Coalition Montréal – Marcel Côté) et Mélanie Joly (Le Vrai changement pour Montréal – Groupe Mélanie Joly) de confronter leurs idées.

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, discute ferme avec son adversaire de Projet Montréal, Richard Bergeron.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, dicute ferme avec son adversaire de Projet Montréal, Richard Bergeron.

Ce sont les transports collectifs qui ont donné lieu aux échanges les plus vifs. Tandis que Marcel Côté promettait une navette vers l'aéroport Montréal-Trudeau en moins de 30 minutes, Richard Bergeron lui a rappelé qu'une voie réservée était déjà en cours d'aménagement pour accélérer le trajet de la ligne d'autobus 747. « Informez-vous, M. Côté! » a lancé le chef de Projet Montréal.

M. Bergeron a affirmé que le gouvernement du Québec devait investir dans le transport sur l'île de Montréal, soutenant qu'il allait le rappeler à l'ordre. Accusant le chef de Projet Montréal d'être un « dogmatique », Denis Coderre a soutenu qu'il miserait d'abord sur l'efficacité du réseau existant, donnant l'exemple de sa fille qui aurait de la difficulté à circuler en métro à l'heure de pointe matinale.

Enfin, Mélanie Joly a chiffré les coûts de sa promesse de 130 km de service rapide par bus (SRB) en huit ans à quelque 900 millions de dollars, soit 7 millions de dollars du kilomètre. À titre comparatif, les coûts estimés du SRB sur le boulevard Pie-IX, dans l'est de Montréal, sont de 30 millions du kilomètre.

Déclarations à retenir

Denis Coderre s'est dit en faveur du projet de la compagnie Enbridge d'inverser le flux de sa canalisation 9B entre North Westover, en Ontario, et Montréal, qui a fait l'objet d'audiences publiques au cours des dernières semaines.

Mélanie Joly estime que la Ville de Montréal devrait disposer d'un droit de lock-out pour lui donner un levier de négociations face à ses employés municipaux, dans le dossier des régimes de retraite. Marcel Côté a rétorqué que les syndicats étaient d'accord avec un mode de financement paritaire, sans conflit ou moyen de pression.

La chef du Vrai changement pour Montréal, Mélanie JolyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chef du Vrai changement pour Montréal, Mélanie Joly

Au sujet des moyens d'améliorer la situation économique de Montréal, Mélanie Joly a semblé répondre à l'argument de Richard Bergeron au sujet de l'exode des familles montréalaises vers la banlieue en affirmant qu'il fallait revoir le financement de la métropole et « arrêter d'être un junkie du foncier », même si elle promet elle-même d'amener 30 000 familles sur l'île.

Prenant la balle au bond, Marcel Côté a mentionné que Montréal avait les « taxes d'affaires les plus élevées du Canada ». Il a souligné que 80 % de l'industrie aérospatiale était située en banlieue de la métropole.

M. Côté a affirmé qu'il y avait beaucoup de terrains industriels à développer dans l'est de Montréal.

Répondant en tant que « gars de Montréal-Nord », Denis Coderre, ancien député fédéral de Bourassa, a dit qu'il fallait diversifier l'économie et miser sur l'apport des immigrants. Mme Joly a conclu en disant que ce n'était pas le maire de Montréal qui faisait du développement économique, mais qu'il fallait qu'il mette en place un climat favorable à l'investissement.

L'économie à Montréal

  • 35 % du PIB du Québec
  • 21 % de la population
  • 36 % des exportations
  • 87 % des immigrants
  • 10 % de chômage

Gouvernance et économie

Le chef d'Équipe Coderre, Denis CoderreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef d'Équipe Coderre, Denis Coderre

Tous les candidats promettent de simplifier les structures de la Ville de Montréal. Richard Bergeron a laissé entendre qu'il n'y aurait plus « 20 directeurs de sports et loisirs », tandis que Denis Coderre a promis moins de sous-traitance.

Par ailleurs, Marcel Côté estime qu'il faut une stratégie pour renforcer le pouvoir de négociation de Montréal face à Québec. « Il faut que Montréal s'allie à la banlieue », a-t-il dit. Mélanie Joly a promis quant à elle de rencontrer les représentants des régions du Québec pour leur expliquer l'importance de Montréal pour eux.

Pour sa part, Richard Bergeron a promis que « pour une fois, avec moi, les Montréalais auront un ardent défenseur des Montréalais », soulignant qu'il n'avait pas de lien avec une formation politique provinciale ou fédérale.

Organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le débat visait à permettre aux gens d'affaires et aux citoyens de se faire une idée plus précise du programme des partis en matière économique. Le président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, avait demandé aux candidats de « se chamailler un peu » pour l'occasion.

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Les programmes des quatre principaux partis montréalais

Selon un sondage CROP commandé par Radio-Canada, mené auprès de 1001 internautes montréalais du 11 au 15 octobre, la croissance économique et la création d'emplois arrivent en deuxième position des principaux enjeux auxquels la nouvelle administration devrait s'attaquer.

Les casseroles du FRAPRU

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a accueilli les candidats à leur arrivée au Palais des congrès avec des casseroles et des sifflets. Le groupe de défense des locataires leur reproche d'avoir refusé son invitation à débattre de la question du droit au logement. Le FRAPRU rappelle que les deux tiers des Montréalais sont locataires, et que 40 % d'entre eux doivent consacrer plus de 30 % de leur revenu pour se loger.

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