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Libre-échange Canada-Europe : inquiétudes dans l'Est ontarien et l'Outaouais pour les producteurs de fromages

Une crise dans l’industrie du fromage?

EX FROMAGER

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Union des cultivateurs franco-ontariens joint sa voix aux inquiétudes exprimées par les agriculteurs au pays qui s'inquiètent de certaines mesures comprises dans l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (UE). Le premier ministre Stephen Harper est attendu à Bruxelle pour signer cette entente vendredi.

Le Canada a notamment consenti que soit doublé le quota sur les fromages de l'UE exportés vers le Canada, en échange d'un accès accru au marché européen pour les producteurs canadiens de boeuf et de porc.

L'importation de fromages européens au Canada passerait ainsi de 14 000 à 32 000 tonnes par année, selon l'Union des producteurs agricoles (UPA). L'ensemble des importations de fromages sur le marché canadien passerait de 20 000 à 38 000 tonnes.

L'Union des cultivateurs franco-ontariens estime qu'une telle mesure pourrait mettre un frein à l'essor de l'industrie fromagère en Ontario.

« Ma crainte c'est vraiment pour les micro-fromageries, parce que s'il y a plus de fromages européens sur les marchés, s'il y a une guerre de parts de marché, l'industrie ontarienne étant relativement récente, les fromages ne sont pas nécessairement connus et les entreprises sont jeunes », avance le directeur général, Simon Durand.

J'espère [que les micro-fromageries] vont être capables de subir le coup pour continuer à se développer tel qu'elles le faisaient depuis cinq ans 

Une citation de :Simon Durand, directeur général, Union des cultivateurs franco-ontariens

En Outaouais, des producteurs de fromages s'inquiètent aussi de cette éventuelle concurrence accrue.

« Ça va déstabilier la petite fromagerie, parce qu'on avait fait des efforts depuis vingt ans, des efforts de diversification, d'amélioration de nos productions et on vient nous [donner] une claque, je dirais même un rouleau compresseur », soutient André Fouillet, de la Fromagerie Montebello.

M. Fouillet estime que même les producteurs de fromage industriels subiront les conséquences. « Les gros joueurs européens sont beaucoup plus solides que les gros joueurs canadiens », note-t-il.

Par ailleurs, l'Union des cultivateurs franco-ontariens estime que l'accord de libre-échange avec l'Union européenne ne devrait pas avoir d'effet significatif sur l'industrie laitière au pays, qui fonctionne selon un système de quotas.

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