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Charte : les Inclusives répondent aux Janettes

Un autre point de vue sur la charte : entrevue avec Dalila Awada

Seize femmes du regroupement Québec inclusif répondent aux signataires de la lettre publiée mardi par l'auteure Janette Bertrand pour appuyer le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement de Pauline Marois.

Dans un communiqué, les Inclusives montrent leur désaccord quant à la position des Janettes et à leur vision du féminisme.

Selon nous, l'émancipation des femmes ne peut se faire par l'imposition d'une mesure paternaliste comme l'interdiction des signes religieux ostentatoires.

Extrait du communiqué

Aurélie Lanctôt, une étudiante en droit, est la porte-parole du groupe Pour un Québec inclusif. Elle affirme que les membres du groupe ne pensent pas qu'il est souhaitable « qu'au nom d'un certain féminisme, on dise aux femmes comment elles devraient se comporter ou vivre leur liberté religieuse ».

« La liberté religieuse et l'égalité des sexes n'ont pas forcément à s'opposer sur le même terrain et à empiéter inextricablement l'une sur l'autre », affirme Aurélie Lanctôt.

Les Inclusives s'inscrivent en faux contre l'affirmation des Janettes voulant que la liberté de religion soit une menace à l'égalité homme-femme. Elles reconnaissent que les religions monothéistes ont « historiquement été instrumentalisées par les hommes en vue de dominer les femmes ». Elles rappellent cependant que plusieurs femmes se réapproprient leur religion et que leur émancipation peut passer par le religieux.

On ne peut pas juger les femmes sur la manière dont elles choisissent de vivre leur féminité ou leur féminisme, que ce soit en portant le voile ou en choisissant de se maquiller ou de s'habiller sexy par exemple.

Aurélie Lanctôt, porte-parole. Pour un Québec inclusif

Les Inclusives croient qu'il est inadéquat de faire un parallèle entre l'octroi du droit de vote aux femmes et le projet de charte des valeurs. « Si l'octroi du droit de vote aux femmes corrigeait une inégalité historique foncièrement injuste, le projet de charte des valeurs est à notre avis loin de s'inscrire dans la même lignée progressiste, bien au contraire! »

Elles estiment que la charte va plutôt contribuer à marginaliser les femmes des minorités religieuses.

Les signataires

  • Gretta Chambers, journaliste
  • Élise Desaulniers, auteure
  • Dalila Awada, étudiante en sociologie
  • Gretta Hoffman Nemiroff, professeure au Collège Dawson
  • Gabrielle Brais Harvey, étudiante et organisatrice syndicale
  • Aurélie Lanctot, étudiante en droit
  • Nour Farhat, étudiante en droit
  • Rim Mohsen, porte-parole du Rassemblement des citoyens et citoyennes engagé(e)s pour un Québec ouvert
  • Isabelle Dumont
  • Gabrielle Brassard-Lecours, journaliste
  • Humera Jabir, étudiante en droit
  • Véronique Grenier, professeure de philosophie au collégial et chroniqueuse
  • Léa Couture-Thériault, assistante de recherche Centre de recherche en droit public
  • Ryoa Chung, professeure agrégée de philosophie à l'Université de Montréal
La charte des valeurs, un débat de société

Société