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Rédemptoristes : le témoignage d'un expert dénoncé par l'Association des psychiatres

L'expert Gérard Leblanc lors de son témoignage au palais de justice de Québec.

Radio-Canada

L'Association des médecins psychiatres du Québec s'élève contre le témoignage de l'un de ses membres au procès en recours collectif contre des Rédemptoristes pour agressions sexuelles sur des élèves.

Dans une lettre ouverte publiée mercredi, la présidente de l'association, Karine Igartua, a tenu à dénoncer le témoignage du psychiatre Gérard Leblanc.

Appelé à témoigner par les avocats des pères rédemptoristes, la semaine dernière, le psychiatre a mentionné que la victime Frank Tremblay retournait auprès du père Raymond-Marie Lavoie pour y apaiser son anxiété, malgré les agressions.

Le Dr Leblanc en venait à la conclusion que la relation entre Frank Tremblay et Raymond-Marie Lavoie était à la fois nuisible et bénéfique.

Karine Igartua dénonce cette théorie. « Ça, ça n'arrive jamais. Il n'est jamais question qu'une victime va retirer un bénéfice d'avoir été abusée sexuellement. Ce qu'elle va en retirer, c'est des séquelles et des séquelles de toute sorte. C'est d'autant plus vrai quand on a des enfants qui sont abusés par des gens qui sont en position d'autorité », affirme le Dr Igartua.

Prétendre le contraire est une offense supplémentaire aux victimes et donne une validité aux excuses que se donnent les agresseurs pour justifier leur crime

Dre Karine Igartua, présidente de l'Association des médecins psychiatres du Québec

L'Association des médecins psychiatres en profite pour réclamer une réforme pour mieux encadrer les experts appelés à témoigner dans les procès.

Karine Igartua souligne que les règles actuelles soulèvent des questions quant à l'impartialité des experts qui viennent vendre leur expertise. « On a un problème dans nos systèmes d'expertise au Québec. La défense peut demander autant d'expertises qu'elle veut et des expertises silencieuses. Elle n'est pas obligée de le dire, ni au jury, ni au juge, ni à la partie adverse qu'elle a demandé 15, 20, 25 expertises. Elle a simplement à prendre l'expertise qui fait son affaire », explique le Dr Igartua.

L'Association des médecins psychiatres espère que des changements législatifs pourront être apportés.

D'après les informations de Yannick Bergeron

Lettre de l'Association des psychiatres publiée dans Le Soleil 15-10-2013 (Nouvelle fenêtre) by Radio-Canada (Nouvelle fenêtre)

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