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Rassemblement pour la souveraineté à Montréal

Rassemblement pour la souveraineté à Montréal, le 13 octobre

Radio-Canada

De nombreux spectateurs ayant une fibre souverainiste ne se sont pas fait prier pour participer à un rassemblement indépendantiste tenu à Montréal dimanche après-midi.

Il faut dire que plusieurs personnalités, dont les auteurs-compositeurs-interprètes Paul Piché et Alexandre Belliard ainsi que les comédiens Alexis Martin et Emmanuel Bilodeau, avaient accepté d'y offrir une prestation ou encore d'y prononcer une allocution.

L'instigateur de l'événement et porte-parole du réseau Cap sur l'indépendance (RCI), Maxime Laporte, débordait d'optimisme au moment de dresser le bilan de l'activité.

Il a expliqué qu'il est « en campagne permanente pour la souveraineté et que ce qui est merveilleux c'est de voir qu'il y a toujours une mobilisation, qu'il y a toujours un enthousiasme par rapport à la cause ».

L'ancien député de Borduas, le comédien Pierre Curzi, était ravi d'avoir été invité. Dans une entrevue réalisée samedi, il a dit avoir accepté avec plaisir d'être de la partie, car il savait qu'il s'agirait « d'un événement festif » où la « conviction assez vivante des indépendantistes » pourrait s'exprimer.

M. Curzi juge que, dans le milieu souverainiste, « il y a une belle vitalité, il y a plein de groupes » et que, vu sa position de président du Nouveau Mouvement pour le Québec, c'est tout simplement naturel pour lui de « participer aux activités des uns et des autres ».

Il a ajouté en souriant qu'il souhaitait que les membres des autres organisations lui rendent la pareille un jour.

Maxime Laporte a indiqué à La Presse Canadienne qu'il n'avait pas été particulièrement difficile de convaincre des visages bien connus de participer.

« On sent une volonté dans le milieu artistique, en fait, que ça bouge. Je suis assez fier qu'il y ait des artistes de la nouvelle génération qui acceptent de se mobiliser pour cette cause-là. Il y a aussi des pionniers comme Paul Piché qui est toujours avec nous, qui ne lâche pas et qui se tient debout », a-t-il déclaré.

Maxime Laporte ne s'étonnait guère de voir que « la réponse de la part des personnalités publiques a été bonne » car le rassemblement avait été organisé pour servir une cause qui lui semble noble.

L'idée de base était, selon lui, de « ramener du positif » dans le débat sur la question nationale.

Il estime que le Québec doit se donner un projet de société fondé « sur la souveraineté populaire, sur le droit, le pouvoir et le devoir qu'ont les citoyens de décider par eux-mêmes du pays dans lequel ils souhaitent vivre ».

M. Laporte affirme que le peuple québécois est « prêt pour se constituer un pays dans lequel l'appareil politique reflétera ses principes et ses aspirations ».

Le titre du spectacle était « Entêtés d'avenir », une référence au poème La marche à l'amour de Gaston Miron.

Curzi contre un scrutin provincial cet automne

À l'instar des députés de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, Pierre Curzi n'est vraiment pas pressé de voir de nouvelles affiches électorales venir se greffer au paysage québécois. Le président du Nouveau Mouvement pour le Québec espère donc que la première ministre Pauline Marois s'abstiendra de déclencher une campagne dans un horizon rapproché, faisant ainsi mentir les nombreux observateurs qui alimentent les rumeurs en ce sens.

L'ancien politicien et acteur soutient qu'il « s'accommode assez bien » d'un gouvernement minoritaire tout en faisant valoir que si le statu quo est maintenu momentanément, les élus auront non seulement la possibilité de poursuivre certains débats de fond à l'Assemblée nationale, mais aussi d'affiner leur stratégie par rapport à des enjeux de premier plan.

Selon lui, il serait « intéressant » de voir jusqu'à quel point le Parti libéral « s'opposerait à un plan de développement économique alors qu'il ne jure que par l'économie » ainsi que de voir les alliances qui pourraient se tisser entre le Parti québécois et la Coalition avenir Québec par rapport au projet de charte des valeurs.

Il estime que si Mme Marois fait preuve de retenue et ne cherche pas à obtenir promptement un autre mandat, les discussions sur ce dernier enjeu pourront vraisemblablement connaître leur dénouement dans un théâtre adéquat, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale.

Il étaye son point de vue en notant que s'il devait y avoir « un vote des députés sur la charte plutôt que d'en faire un des thèmes majeurs d'une campagne électorale, ce serait mieux parce qu'une campagne électorale, ça va forcément polariser, diviser, alors que si on allait au bout du processus à l'Assemblée nationale, il y aurait probablement un vote majoritaire et ce vote serait plus le reflet du consensus social ».

M. Curzi juge que si Mme Marois décide de laisser son autobus de campagne au garage cet automne, ses troupes ne seront pas nécessairement condamnées à mordre la poussière à l'occasion de la présentation du prochain budget.

Il reconnaît que « c'est généralement ce qui se passe quand un gouvernement est minoritaire » mais il ajoute du même souffle que « pour renverser le gouvernement, il faudrait que le Parti libéral soit bien convaincu qu'il ne sera pas minoritaire et il faudrait que la Coalition avenir Québec soit bien convaincue qu'elle ne va pas disparaître ».

Peu importe le moment des prochaines élections, une certitude s'impose dans l'esprit de Pierre Curzi : son nom n'apparaîtra certes pas sur des bulletins de vote.

Il avance « qu'Option nationale aurait bien souhaité qu'il se joigne plus clairement » au parti, mais il précise, après une courte hésitation, que, « pour l'instant, il n'a pas l'intention de retourner en politique active ».

M. Curzi avait été élu, en 2007, dans la circonscription de Borduas sous la bannière du Parti québécois puis il avait été reconduit dans ses fonctions en 2008. En 2011, il avait quitté le caucus péquiste pour afficher clairement son opposition à un projet de loi visant à sceller l'entente entre Quebecor Media et la Ville de Québec à propos de la gestion du futur amphithéâtre de la Vieille Capitale. Il avait, ensuite, pris la décision de ne pas briguer les suffrages lors du scrutin de 2012.

La Presse Canadienne
Avec les informations de La Presse canadienne

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